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Le président de laile radicale du principal parti tutsi du Burundi, lUnion pour le progrès national (Uprona), Charles Mukasi, a été arrêté le 21 janvier et conduit à la prison centrale de Bujumbura où il est écroué. Il est accusé dinjure au chef de lEtat dans le message de fin dannée quil a adressé à ses partisans, selon Me Gabriel Sinarinzi, son avocat. M. Mukasi était en liberté provisoire depuis la mi-décembre, après avoir passé près de deux mois en prison pour avoir qualifié le président, le major Pierre Buyoya, également Tutsi, dennemi public numéro 1 de larmée burundaise.
Cest une volonté délibérée du pouvoir Buyoya de mettre au vert tous ceux qui sont opposés aux négociations avec ceux qui ont commis le génocide au Burundi, a accusé un membre de la direction de laile radicale du parti tutsi, sexprimant sous couvert de lanonymat.
M. Mukasi, très populaire dans les milieux tutsis de la capitale, est opposé à laccord de paix dArusha signé le 28 décembre 2000 avec lopposition politique hutue, et à toute négociation avec les mouvements rebelles hutus.
Cest le deuxième chef de file de lopposition tutsie opposé aux négociations avec les rebelles à être dans le collimateur de la justice.
Lancien président du Burundi et président du Parti pour le redressement nationale (Parena), Jean-Baptiste Baganza est en garde à vue depuis plus de deux mois. Dix hauts cadres de ce parti tutsi sont en prison pour tentative dassassinat sur la personne du chef de lEtat et du président de lAssemblée nationale.
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