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Deux anciens chefs rebelles hutus du Burundi, qui sapprêtent à regagner leur pays après un exil de plusieurs années, ont estimé que leur retour aurait un impact fort pour la paix, et se sont dits résolus à travailler avec tous les groupes burundais en ce sens.
Nous sommes prêts à uvrer avec tous les groupes, armés ou non armés, pour parvenir à la paix et à développer notre pays. Dix ans de guerre, cest bien trop long pour le Burundi, a déclaré à Pretoria Jean-Bosco Ndayikengurukiye, chef de laile minoritaire des Forces pour la défense de la démocratie (FDD).
Nous avons travaillé dur pour en arriver là. Rentrer chez nous va avoir un grand impact sur le processus de paix, a déclaré pour sa part Alain Mugabarabona, chef dune faction minoritaire des Forces nationales de libération (FNL), lors dun conférence de presse aux côtés du médiateur sud-africain Jacob Zuma.
Les mouvements de MM. Mugabarabona et de Ndayikengurukiye sont deux des quatre groupes rebelles du Burundi qui ont signé en 2002 des accords de cessez-le-feu avec le gouvernement burundais.
Le retour dexil des deux leaders, qui vont participer aux institutions de transition, est le résultat des discussions avec Bujumbura sur les modalités dapplication et la traduction politique des accords de cessez-le-feu, a déclaré M. Zuma, le vice-président sud-africain.
Parallèlement, des discussions entamées entre Zuma, le président burundais Pierre Buyoya et le chef rebelle des FDD-aile majoritaire, se poursuivent sur le suivi politique de leur accord de cessez-le-feu conclu en décembre 2002.
Les négociations entre le gouvernement burundais et laile majoritaire des Forces pour la défense de la démocratie (FDD), dirigée par Pierre Nkurunziza, ont repris le 3 février à Dar es-Salaam en Tanzanie.
Ces négociations, prévues dans un premier temps par laccord de cessez-le-feu signé le 3 décembre à Arusha, devaient débuter le 12 décembre.
Fin janvier, à Pretoria, le président Pierre Buyoya et Pierre Nkurunziza, chef des FDD, ont convenu du calendrier de ces négociations techniques. Des commissions - technique, militaire et politique - vont discuter du 30 janvier au 8 février à Dar es-Salaam, alors que les discussions au plus haut niveau devront se tenir ultérieurement à Pretoria.
La commission politique doit discuter de la place des FDD dans les institutions de transition. La commission militaire doit traiter de la taille de la future armée et du nombre de combattants rebelles qui y seront intégrés.
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