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Le procureur général du Burundi, Gérard Ngendabanka, a annoncé le 16 mai quil ne réfutait pas la thèse dun avocat qui accuse les services secrets davoir fait assassiner en 2001 le directeur de lOrganisation Mondiale de la Santé (OMS) à Bujumbura, Kassi Manlan.
Je ne réfute pas les déclarations de Me François Nyamoya, je critique la démarche quil a employée, a déclaré M. Ngendabanka. Me François Nyamoya, avocat dune des six personnes accusées de lassassinat de M. Manlan, a affirmé que les services secrets burundais avaient préparé ce crime.
Ce sont deux responsables de la Documentation nationale (services secrets), un colonel et un commandant, qui ont préparé, planifié et supervisé lassassinat du Dr Kassi Manlan, le 20 novembre 2001, avait déclaré lavocat.
Le procès des six assassins présumés, qui sest ouvert le 7 février dernier devant la chambre criminelle de la Cour dappel de Bujumbura, a été reporté depuis à deux reprises, et la prochaine audience est prévue le 30 mai.
Nous allons appeler à la barre le procureur général de la République, Gérard Ngendabanka, et le colonel Martin Nkurikiye, patron de la Documentation. Ce sont des témoins clés, qui peuvent éclairer la justice car ils connaissent la vérité, avait encore déclaré lavocat.
Le corps du Dr Manlan, un Ivoirien de 55 ans, avait été repêché dans le lac Tanganyika le 21 novembre 2001. Après enquête, le procureur général du Burundi avait conclu à un assassinat.
La secrétaire du Dr Manlan, Gertrude Nyamoya, et quatre de ses vigiles qui montaient la garde devant son bureau et son domicile, sont en garde à vue depuis fin novembre 2001, accusés dêtre les auteurs du crime.
Un ancien responsable de lOMS, de nationalité guinéenne, absent du Burundi, est également accusé dêtre lun des cerveaux de lassassinat.
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