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Quatre leaders de lopposition «radicale» tutsie, sur six recherchés par la police, sont en garde-à-vue pour «subversion», a annoncé le 26/05 le ministre de lIntérieur et de la sécurité publique, Salvatore Ntihabose.
Le procureur général a ordonné larrestation de Concilie Nibigira, André Birabuza et Raphael Horumpende pour quils soient entendus par les autorités judiciaires qui les soupçonnent dêtre les complices de Daniel Ruitamucero, également en garde-à-vue parce quil a annoncé quil avait institué un tribunal populaire le 21 mars, «lequel a condamné à mort des responsables politiques de ce pays», a précisé le ministre.
M. Rutamucero, président de lorganisation tutsie PA (Puissance dautodéfense) - Amasekanya, qualifiée dextrémiste par les autorités, avait déclaré le 21/05 quun «tribunal populaire sétait réuni et avait condamné à mort le bureau politique du parti (hutu) Frodebu pour le génocide des tutsis doctobre 1993».
Lassassinat de Melchior Ndadaye, un Hutu, premier président démocratiquement élu au Burundi le 21 octobre 1993, a entraîné le massacre de Tutsis par les Hutus, suivi par une sanglante repression de larmée, dominée par les Tutsis.
Depuis, la guerre civile qui oppose larmée à des mouvements rebelles hutus a déjà fait quelque 300.000 morts, essentiellement des civils, selon les Nations Unies.
«Cest un cas extrême de subversion car, en créant ce tribunal, M. Rutamucero a voulu livrer ces personnes à la vindicte populaire», a estimé le ministre de lIntérieur.
Le nouveau président burundais, Domitien Ndayizeye, un Hutu, qui a remplacé le Tutsi Pierre Buyoya le 30 avril dernier, en vertu dun accord de transition, fait partie des personnes condamnées à mort par ce tribunal.
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