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Le nouveau président, Domitien Ndayizeye (Hutu), a demandé le 12 juin aux officiers de larmée, dominée par la minorité tutsie, sils sont prêts à intégrer dans leurs rangs les combattants rebelles hutus. «Une des grandes questions de lheure est celle de lintégration à tous les niveaux du commandement et dans leurs grades actuels, des hommes issus des mouvements rebelles, cest ce quon appelle l«affirmative act»», a déclaré M. Ndayizeye, sadressant aux officiers de la garnison de Bujumbura, au cours dun séminaire. A noter que les officiers interpellés nont pas officiellement répondu à cette question.
«Etes-vous pour contre cette intégration, et si vous êtes contre, quest-ce que vous proposez comme solution ?», a directement interrogé le président Ndayizeye.
Laccord (politique) de paix dArusha et les accords de cessez-le-feu de 2002 entre le gouvernement de transition et trois des quatre mouvements rebelles hutus burundais prévoient la création dune armée composée de façon paritaire (50 % Tutsis, 50% Hutus) des hommes de troupes au Haut-commandement.
«Dune manière générale, cest une question que nous devons laisser à la Commission mixte de cessez-le-feu (CMC)», a expliqué à lAFP le colonel Augustin Nzabampema, porte-parole de larmée.
«Mais nous estimons que lintégration dofficiers issus des mouvements armés doit se faire selon des critères objectifs de façon à sauvegarder le professionnalisme de la future armée, et surtout déviter de créer des frustrations», a-t-il précisé.
La question de lintégration des officiers rebelles, certains sans aucune formation scolaire, a créé un malaise dans les rangs des officiers de larmée burundaise, tous dotés dune solide formation universitaire.
«On navait pas de réponse à une question aussi directe, alors quil y a une structure, la CMC en loccurrence, qui sera chargée détudier ce problème», a insisté le porte-parole.
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