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Au total, larmée gouvernementale a dénombré la mort de 310 rebelles des Forces nationales de libération (FNL) et de 15 soldats à Bujumbura et dans ses environs depuis le lancement, le 7 juillet, de la plus vaste offensive rebelle sur la capitale.
Selon le général Samuel Gahiro, commandant de la Ière région militaire (ouest), plus de 250 rebelles ont été blessés lors de cette offensive dont le bilan des victimes civiles sera aussi sans doute très lourd.
Les combats ont pris fin le soir du 11 juillet quand larmée a pu repousser les rebelles hors des quartiers sud de la capitale.
Les combats se sont toutefois poursuivis dans Bujumbura rural, alors que quelque 40.000 civils ont fui les collines à louest de la capitale, doù les rebelles Hutu des FNL ont lancé leur offensive.
Malgré cette situation, le président Domitien Ndayizeye sest dit toujours favorable à des négociations : «La première solution que nous favorisons aujourdhui, ce sont les négociations, mais comme vous le savez, on conclut un accord à deux», a-t-il déclaré à son retour dune tournée européenne.
Le président Ndayizeye réagissait à la proposition du président ougandais, Yoweri Museveni, denvoyer des troupes au Burundi avec un mandat dintervention plus étendu pour mettre fin aux attaques des rebelles des FNL.
«Ces affrontements doivent cesser. La région a déjà connu sept années de guerre, et maintenant un groupe vient semer la pagaille, nous ne pouvons pas accepter ça», avait déclaré M. Museveni à lissue de discussions avec le vice-président sud-africain Jacob Zuma, facilitateur dans le processus de paix au Burundi.
En attaquant massivement Bujumbura, les FNL ont voulu «alerter le monde», a déclaré leur porte-parole, Pasteur Habimana.
«Nous allons porter la guerre sur Bujumbura, jusquà ce que nos frères Tutsis acceptent de négocier directement avec nous», a-t-il également averti.
Les FNL dAgathon Rwasa ont refusé jusquici de négocier avec le gouvernement de transition qui, depuis 20 mois, a amorcé un partage du pouvoir entre Tutsis et Hutus.
Devant lintensité des combats, lambassade américaine à Bujumbura a fait évacuer une partie de son personnel et recommandé à tous les ressortissants américains se trouvant au Burundi den partir.
Outre les Américains, plus de trente Français, vingt Belges, dix Italiens et quinze Allemands collaborant dans des ONG européennes ont quitté Bujumbura.
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