L'ex-principal mouvement rebelle
des Forces pour la défense de la démocratie (FDD)
a averti le 04/01 que tous ses combattants n'auront pas gagné les
zones de rassemblement le 5 janvier, comme l'avait demandé
le président Domitien Ndayizeye.
«Le rassemblement des combattants des FDD dans les zones prévues
ne sera pas achevé demain, parce que les moyens financiers ne sont
pas là et qu'il y a peu de volonté politique chez l'ancien
gouvernement de transition», a déclaré à le
porte-parole des FDD, le colonel Gélase Daniel
Ndabirabe.
Le Burundi avait appelé en novembre la communauté internationale
à soutenir financièrement le processus de paix, mais il
n'a depuis reçu aucun moyen, notamment pour assurer le rassemblement
des ex-rebelles.
Le 31 décembre, le président avait fixé un calendrier
pour la création d'une nouvelle armée, comprenant les soldats
de l'armée actuelle et les ex-rebelles.
Il avait annoncé que le rassemblement des ex-rebelles devrait être
terminé «au plus tard le 5 janvier», et que l'état-major
intégré, composé notamment d'ex-rebelles, devrait
«être mis en place avant le 7 janvier».
L'armée, qui se veut «réaliste», comprend que
le rassemblement des ex-combattants rebelles «puisse prendre quelques
jours de retard», a commenté le chef d'état-major
de l'armée, le général Germain Niyoyankana.
Une fois rassemblés, une partie des ex-rebelles, ceux qui veulent
intégrer l'armée, se rendront dans des sites de cantonnement.
Quant aux autres, ils devront suivre un programme de désarmement,
démobilisation, et réintégration dans la société
civile.
Le retard pris dans le rassemblement des combattants ex-rebelles ne devrait
pas avoir d'incidence sur la formation de l'état-major intégré.
L'état-major intégré doit être constitué
à 60% par des officiers en provenance de l'armée et à
40% d'ex-rebelles des FDD, selon l'accord de paix conclu entre FDD et
gouvernement le 16 novembre.
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