N° 285
du 06/01/2004

Burundi


Léger retard dans le cantonnement des ex-rebelles FDD

L'ex-principal mouvement rebelle des Forces pour la défense de la démocratie (FDD) a averti le 04/01 que tous ses combattants n'auront pas gagné les zones de rassemblement le 5 janvier, comme l'avait demandé le président Domitien Ndayizeye.
«Le rassemblement des combattants des FDD dans les zones prévues ne sera pas achevé demain, parce que les moyens financiers ne sont pas là et qu'il y a peu de volonté politique chez l'ancien gouvernement de transition», a déclaré à le porte-parole des FDD, le colonel Gélase Daniel Ndabirabe.
Le Burundi avait appelé en novembre la communauté internationale à soutenir financièrement le processus de paix, mais il n'a depuis reçu aucun moyen, notamment pour assurer le rassemblement des ex-rebelles.
Le 31 décembre, le président avait fixé un calendrier pour la création d'une nouvelle armée, comprenant les soldats de l'armée actuelle et les ex-rebelles.
Il avait annoncé que le rassemblement des ex-rebelles devrait être terminé «au plus tard le 5 janvier», et que l'état-major intégré, composé notamment d'ex-rebelles, devrait «être mis en place avant le 7 janvier».
L'armée, qui se veut «réaliste», comprend que le rassemblement des ex-combattants rebelles «puisse prendre quelques jours de retard», a commenté le chef d'état-major de l'armée, le général Germain Niyoyankana.
Une fois rassemblés, une partie des ex-rebelles, ceux qui veulent intégrer l'armée, se rendront dans des sites de cantonnement. Quant aux autres, ils devront suivre un programme de désarmement, démobilisation, et réintégration dans la société civile.
Le retard pris dans le rassemblement des combattants ex-rebelles ne devrait pas avoir d'incidence sur la formation de l'état-major intégré.
L'état-major intégré doit être constitué à 60% par des officiers en provenance de l'armée et à 40% d'ex-rebelles des FDD, selon l'accord de paix conclu entre FDD et gouvernement le 16 novembre.


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