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Le nonce apostolique au Burundi,
Mgr Michael Courtney, de nationalité irlandaise, a été
mortellement blessé le 29 décembre dans une embuscade dans
le sud-ouest du pays.
Il s'agit d'un cas sans précédent dans l'histoire moderne
du Vatican. Aucun ambassadeur du Saint-Siège n'a jamais été
tué, même dans les périodes les plus troublées
du 20è siècle.
L'armée burundaise a attribué cette attaque, qui a eu lieu
près du village de Minago (40 kilomètres au sud de la capitale),
aux rebelles des Forces nationales de libération (FNL)
qui ont nié avoir perpétré cette embuscade et rejeté
la responsabilité sur l'armée régulière.
Le président, Domitien Ndayizeye, a, lui, estimé que le
nonce apostolique avait été tué «sciemment».
Mais le président Ndayizeye, qui a rendu un hommage très
appuyé au défunt, «un homme qui a beaucoup aidé
dans le processus de paix», n'a pas voulu établir de responsabilités.
Les rebelles des FNL ont finalement levé un ultimatum qu’ils
avaient lancé au numéro 1 de l'Eglise catholique au Burundi
pour quitter le pays, Mgr Ntamwana les ayant accusés d'avoir «exécuté»
Mgr Courtney.
Mgr Courtney, 58 ans, avait été nommé nonce à
Bujumbura en août 2000. Mgr Courtney avait été conseiller
à la nonciature en Egypte, en Afrique du sud, au Zimbabwe, au Sénégal,
en Inde et à Cuba, et plus récemment, envoyé spécial
et observateur permanent du Saint-Siège auprès du Conseil
de l'Europe à Strasbourg.
«Il était un témoin de l'évangile de la paix»
et il poursuivait «sa mission en faveur du dialogue et de la réconciliation»,
a déclaré le pape dans son homélie lors de la messe
de Nouvel An, à l'occasion de la célébration de la
37ème journée mondiale pour la paix de l'église catholique.
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