N° 286
du 20/01/2004
Burundi

Un avant-projet sur le code électoral assez bien accueilli
Le chef de l’Etat a soumis aux 26 partis politiques agréés un avant-projet sur le code électoral qui permettra la mise en place d’institutions élues d’ici la fin de la transition prévue le 31 octobre.
Après étude, ces partis devront présenter un projet final au gouvernement.
C’est la première fois depuis le début de la guerre civile en 1993 que les autorités envisagent concrètement la tenue d’élections, prévues dans l’accord de paix d’Arusha.
Les institutions transitoires créées le 1er novembre 2001 doivent être remplacées d’ici le 31 octobre 2004 par des institutions élues, au terme d’élections communales et parlementaires.
Le Parlement issu de ces élections devra désigner le président et le vice-président de l’après-transition, selon l’accord d’Arusha. Ces deux postes doivent être pourvus par des personnalités d’ethnies différentes.
L’avant-projet sur le code électoral concerne les élections communales, suivies des législatives puis des sénatoriales.
Les deux principaux partis hutu et tutsi, le Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu) et l’Union pour le progrès national (Uprona), ont fait part de leur satisfaction.
«La machine est lancée pour donner au Burundi des institutions démocratiques», a déclaré le porte-parole du Frodebu, Jean de Dieu Mutabazi. «L’avant-projet nous donne des assurances qu’aucune ethnie ne pourra s’accaparer tout le pouvoir», a estimé le Frodebu qui a noté que «pour les législatives, sur trois candidats présentés sur une liste électorale», les deux ethnies doivent être représentées, selon l’avant-projet.
«Il faut un système qui assure la co-gestion du pouvoir comme dans l’actuelle transition», a estimé pour sa part le porte-parole de l’Uprona, Gérard Nduwayo.

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