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| Vingt-neuf enfants-soldats utilisés
par l’armée gouvernementale du Burundi ont été
démobilisés le 13/02, pour la première fois en onze
ans de guerre civile. «Nous allons acheminer ces enfants-soldats dans
leurs provinces d’origine, où ils vont être remis dans
leur milieu familial», a déclaré la responsable du projet
de démobilisation des enfants-soldats, Désirée Gatore.
Agés de moins de 18 ans, la majorité de ces 29 enfants-soldats «accompagnaient les soldats en tant que porteurs, ou ils s’occupaient de la cuisine, du ramassage de bois, ...», selon Mme Gatore. Ce sont les premiers enfants-soldats incorporés dans l’armée à être démobilisés. Le projet de démobilisation, lancé en janvier, concerne «aujourd’hui 3.500 enfants-soldats qui sont dans l’armée, les gardiens de la paix (milice civile gouvernementale) et les ex-mouvements rebelles, à l’exception des FDD et des FNL», a expliqué la porte-parole de l’Unicef-Burundi, Sara Johansson. Le nombre total d’enfants-soldats au Burundi est estimé à 6.000, selon l’Unicef. Les enfants-soldats qui viennent d’être démobilisés ont exprimé leur mécontentement, estimant que leur retour à la vie civile n’était pas préparé. Des associations burundaises ont aussi exprimé leur inquiétude. «Notre plus grave crainte aujourd’hui, c’est de voir ce programme de démobilisation commencer sans qu’il y ait de véritables structures de réinsertion, sans qu’il y ait de centres de métiers», a déclaré Déo Ndikumana, président de la Ligue burundaise pour l’enfance et la jeunesse. |
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