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| Le ministre des Relations extérieures,
Thérence Sinunguruza, a estimé le 16/02 que
la tenue d’élections communales et parlementaires d’ici
la fin de la transition prévue le 31 octobre était pratiquement
«impossible». Pour le ministre, «plusieurs conditions»
sont nécessaires pour qu’on organise dans les mois qui viennent
«des élections libres, transparentes et démocratiques».
Il a notamment cité «le recensement général de
la population, la création de cartes nationales d’identité
infalsifiables, le désarmement de la population civile, la mise en
place de la Commission internationale d’enquête pour que demain
on dise pas qu’on a élu des gens aux mains tâchées
de sang.» «Rien n’est fait jusqu’ici», a-t-il estimé, appelant à préparer «une alternative crédible pour qu’on ne se retrouve pas avec un vide institutionnel le 1er novembre». M. Sinunguruza a fait cette déclaration à Bujumbura, au cours de la présentation officielle d’un livre intitulé «Les élections au Burundi: Tout savoir et tirer des leçons de juin 1993» qu’il vient de publier aux éditions Luc Pire, en Belgique. Le chef de la diplomatie, qui occupait les fonctions de président de la Commission électorale nationale aux présidentielle et législatives de juin 1993, a voulu ainsi «donner sa modeste contribution» pour que «les échéances à venir n’accouchent pas de la violence comme par le passé». «Il faut aller aux élections après s’être assuré que l’armée et les FDD ont pris conscience d’appartenir au même corps», a estimé M. Sinunguruza. A la suite de l’accord de paix d’Arusha de 2000 signé entre le gouvernement d’alors et l’opposition politique hutue et tutsie, des institutions de transition qui partagent plus équitablement le pouvoir entre Hutus (85% de la population) et Tutsis (14%) ont été mises en place. Elles doivent être remplacées d’ici le 31 octobre 2004 au terme d’élections communales et parlementaires. |
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