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| «Nous
lançons un appel pour que les signataires de l’accord
d’Arusha respectent le calendrier électoral dont ils
sont convenus (...), pour éviter que le Burundi ne tombe dans l’anarchie
après la fin de la transition» fixée au 1er novembre
prochain, a déclaré lors d’une conférence de
presse, Hussein Radjabu, secrétaire général
des Forces pour la défense de la démocratie (FDD),
qui sont désormais au gouvernement. Le président Domitien Ndayizeye avait estimé début mars que les élections prévues avant le 1er novembre ne pourraient être organisées tant que les combattants des ex-mouvements rebelles seraient toujours armés. «Je me vois mal en train de dire +allons aux élections+, alors qu’il y a 15.000 ou 20.000 combattants qui ont toujours leurs armes», avait déclaré le président Ndayizeye. «Sur les quelque 37.800 combattants des FDD, il n’en reste qu’environ 6.000 à ne pas avoir encore gagné les sites de rassemblement», selon le général Evariste Ndayishimiye, membre de la Commission mixte de cessez-le-feu. Depuis le mois de janvier, 90% des combattants armés des FDD sont regroupés sur des sites précis, mais leur désarmement n’a toujours pas débuté. «Le CNDD est prêt à mettre ses hommes au service de toute la nation, mais il y a encore des problèmes financiers qui empêchent le cantonnement et le désarmement», a expliqué M. Radjabu. «Nous croyons que d’ici peu, nous allons commencer le cantonnement», a-t-il ajouté, sans plus de précisions. A la suite de l’accord de paix d’Arusha (Tanzanie) signé en 2000 entre le gouvernement burundais d’alors et l’opposition politique hutue et tutsie, des institutions de transition qui partagent plus équitablement le pouvoir entre Hutus (85% de la population) et Tutsis (14%) ont été mises en place le 1er novembre 2001. Elles doivent être remplacées d’ici le 1er novembre 2004, date d’entrée en fonction du nouveau président, au terme d’élections communales et parlementaires. «Les FDD ont adopté un profil bas en acceptant que les postes de président, de vice-président et président de l’Assemblée nationale restent aux mains des partis Frodebu et Uprona», a rappelé M. Radjabu. Le Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu, hutu) et l’Union pour le progrès national (Uprona, tutsi) sont les deux principaux animateurs des institutions de transition au Burundi. Par ailleurs, la Cour constitutionnelle a donné le feu vert à l’entrée de quinze députés issus des rangs des FDD à l’Assemblée nationale de transition (ANT), dans un arrêt publié le 17 mars. Ces quinze candidats députés, dix hommes et cinq femmes, siégeront parmi les 185 membres de l’ANT. Pour préserver l’équilibre ethnique au sein de l’ANT, dix députés tutsis vont y entrer à leur tour pour compenser l’entrée des FDD. Les Hutus sont représentés à hauteur de 60% au sein de l’ANT, et les Tutsis à 40%. Ces dix députés seront des officiers de l’armée qui ont atteint l’âge de la retraite. |
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