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Articles d'AFRIQUE-EXPRESS
de mars 1999 à avril 2004
 
Région
Afrique Centrale
Président
Denis Sassou Nguesso
Capitale
Brazzaville
Langues officielles
Français
Population
Environ 2,9 millions
Superficie
342.000 Km2
Situation du Congo en bref
Le Congo est dirigé par le président Denis Sassou Nguesso qui a été élu en mars 2002 avec 89,41 % des suffrages. Après des années de guerre civile (1993-1994 et 1997-1999), et une période dite de "transition politique" (1999-2002), le Congo semble reprendre le chemin de la stabilité politique, même si les futures échéances électorales restent potentiellement porteuses de tensions.
Denis Sassou Nguesso a été nommé président en exercice de l’Union africaine (UA) pour un an en janvier 2006.

Aux dernières élections législatives qui ont eu lieu en mai et juin 2002, les partisans du président, rassemblés au sein du Parti congolais du travail (PCT-ex parti unique), des Forces démocratiques unies (FDU) et leurs alliés, ont raflé 83 des 137 sièges députés. Le vote n’avait pas pu avoir lieu dans huit des 14 circonscriptions de la région du Pool (sud de Brazzaville) en raison d’affrontements entre les troupes gouvernementales et les miliciens ninjas du pasteur Frédérik Bitsangou, dit “Ntumi”.
La dernière constitution adoptée par référendum en janvier 2002 a instauré un régime présidentiel faisant du président de la République la clé de voûte de toutes les institutions. Il est élu pour un mandat de sept ans renouvelable une fois
Prenant en compte les crises institutionnelles qui se sont traduites par les guerres civiles à répétition, la constitution comporte une série de garde-fous destinés à garantir la stabilité politique.
L’Assemblée ne peut renverser le gouvernement ou démettre le chef de l’Etat qui ne peut en revanche la dissoudre. La constitution interdit le vagabondage politique. Tout député élu sur la liste d’un parti politique ne peut le quitter durant les cinq ans de son mandat.
Après ce cycle d’élections, Sassou Nguesso annonçait que la "transition politique" au Congo, en vigueur depuis la fin de la guerre civile de 1997, prenait fin, déclarant dans un message à la nation :”J’annonce solennellement la fin de la transition à compter de ce jour vendredi 9 août 2002 à minuit”.
Cette période dite de transition avait été instaurée en octobre 1997 après la victoire militaire du général Sassou Nguesso sur son prédécesseur Pascal Lissouba.

Bernard Kolélas, un des principaux opposants (ancien maire de Brazzaville et éphémère dernier Premier ministre du président Lissouba en 1997), est rentré au pays en octobre 2005, à l’occasion de l’enterrement de son épouse Jacqueline, décédée à Paris en septembre.
Kolélas, président du MCDDI (Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral, fondé en 1990), après avoir rencontré le président Sassou Nguesso, a alors lancé un appel au calme à ses partisans, déclarant : "À notre jeunesse, je demande l'abandon de la violence sous quelque forme que ce soit."
Dans la foulée, il a même annoncé que son parti ne faisait plus partie du bloc de l’opposition. Après avoir bénéficié d’une loi d’amnistie (il avait été condamné par contumace à la peine de mort en mai 2000 pour crimes de guerre), il a même demandé à ses partisans, fin décembre 2005, de "soutenir" le président Sassou Nguesso dans ses efforts en faveur de la "paix".
Mais ethnicisme oblige, une partie de ses farouches partisans originaires de la région du Pool reste sous la coupe du pasteur Ntoumi dont la ligne politique oscille entre dépôt des armes et surenchère politique.
L’autre grande figure de proue de l’opposition, l’ancien président Pascal Lissouba (1992-1997) est toujours en exil entre Paris et Londres. Toutefois, d’éminentes personnalités de son parti, l’UPADS (Union panafricaine pour la démocratie sociale), emmenées par Christophe Moukoueke, envisagent la tenue d’un congrès au Congo même, afin de s’insérer à nouveau pleinement dans le jeu politique national.
Les prochaines échéances électorales (législatives en 2007 et présidentielle en 2009) agitent toute la classe politique créant de vives tensions au sein même des partis.
Le parti présidentiel, le Parti congolais du travail (PCT) n’en finit plus de reporter son 5ème congrès extraordinaire pour cause de rivalités internes entre les partisans de l’ouverture à d’autres courants de pensées (courant dit des "rénovateurs" soutenus par le président Denis Sassou Nguesso et emmenés par Edouard Ambroise Noumazalay, secrétaire général du parti et président du Sénat) et les orthodoxes, conduits par Justin Lekoundzou Itihi Ossetoumba, un des membres fondateurs du PCT. Il semble que ce congrès tant attendu ne se tienne finalement que fin 2006.