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Région
Afrique
Centrale
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Président
Denis Sassou Nguesso
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Capitale
Brazzaville
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Langues
officielles
Français
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Population
Environ 2,9 millions
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Superficie
342.000 Km2
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| Situation
du Congo en bref |
Le
Congo est dirigé par le président Denis Sassou
Nguesso qui a été élu en mars 2002
avec 89,41 % des suffrages. Après des années de
guerre civile (1993-1994 et 1997-1999), et une période
dite de "transition politique" (1999-2002), le Congo
semble reprendre le chemin de la stabilité politique,
même si les futures échéances électorales
restent potentiellement porteuses de tensions.
Denis Sassou Nguesso a été nommé président
en exercice de lUnion africaine (UA) pour un an en janvier
2006.
Aux dernières élections législatives qui
ont eu lieu en mai et juin 2002, les partisans du président,
rassemblés au sein du Parti congolais du travail
(PCT-ex parti unique), des Forces démocratiques
unies (FDU) et leurs alliés, ont raflé 83 des
137 sièges députés. Le vote navait
pas pu avoir lieu dans huit des 14 circonscriptions de la région
du Pool (sud de Brazzaville) en raison daffrontements
entre les troupes gouvernementales et les miliciens ninjas du
pasteur Frédérik Bitsangou, dit Ntumi.
La dernière constitution adoptée par référendum
en janvier 2002 a instauré un régime présidentiel
faisant du président de la République la clé
de voûte de toutes les institutions. Il est élu
pour un mandat de sept ans renouvelable une fois
Prenant en compte les crises institutionnelles qui se sont traduites
par les guerres civiles à répétition, la
constitution comporte une série de garde-fous destinés
à garantir la stabilité politique.
LAssemblée ne peut renverser le gouvernement ou
démettre le chef de lEtat qui ne peut en revanche
la dissoudre. La constitution interdit le vagabondage politique.
Tout député élu sur la liste dun
parti politique ne peut le quitter durant les cinq ans de son
mandat.
Après ce cycle délections, Sassou Nguesso
annonçait que la "transition politique" au
Congo, en vigueur depuis la fin de la guerre civile de 1997,
prenait fin, déclarant dans un message à la nation
:Jannonce solennellement la fin de la transition
à compter de ce jour vendredi 9 août 2002 à
minuit.
Cette période dite de transition avait été
instaurée en octobre 1997 après la victoire militaire
du général Sassou Nguesso sur son prédécesseur
Pascal Lissouba.
Bernard Kolélas, un des principaux opposants
(ancien maire de Brazzaville et éphémère
dernier Premier ministre du président Lissouba en 1997),
est rentré au pays en octobre 2005, à loccasion
de lenterrement de son épouse Jacqueline, décédée
à Paris en septembre.
Kolélas, président du MCDDI (Mouvement
congolais pour la démocratie et le développement
intégral, fondé en 1990), après avoir
rencontré le président Sassou Nguesso, a alors
lancé un appel au calme à ses partisans, déclarant
: "À notre jeunesse, je demande l'abandon de
la violence sous quelque forme que ce soit."
Dans la foulée, il a même annoncé que son
parti ne faisait plus partie du bloc de lopposition. Après
avoir bénéficié dune loi damnistie
(il avait été condamné par contumace à
la peine de mort en mai 2000 pour crimes de guerre), il a même
demandé à ses partisans, fin décembre 2005,
de "soutenir" le président Sassou Nguesso dans
ses efforts en faveur de la "paix".
Mais ethnicisme oblige, une partie de ses farouches partisans
originaires de la région du Pool reste sous la coupe
du pasteur Ntoumi dont la ligne politique oscille entre dépôt
des armes et surenchère politique.
Lautre grande figure de proue de lopposition, lancien
président Pascal Lissouba (1992-1997) est toujours
en exil entre Paris et Londres. Toutefois, déminentes
personnalités de son parti, lUPADS (Union
panafricaine pour la démocratie sociale), emmenées
par Christophe Moukoueke, envisagent la tenue dun
congrès au Congo même, afin de sinsérer
à nouveau pleinement dans le jeu politique national.
Les prochaines échéances électorales (législatives
en 2007 et présidentielle en 2009) agitent toute la classe
politique créant de vives tensions au sein même
des partis.
Le parti présidentiel, le Parti congolais du travail
(PCT) nen finit plus de reporter son 5ème congrès
extraordinaire pour cause de rivalités internes entre
les partisans de louverture à dautres courants
de pensées (courant dit des "rénovateurs"
soutenus par le président Denis Sassou Nguesso et emmenés
par Edouard Ambroise Noumazalay, secrétaire général
du parti et président du Sénat) et les orthodoxes,
conduits par Justin Lekoundzou Itihi Ossetoumba, un des
membres fondateurs du PCT. Il semble que ce congrès tant
attendu ne se tienne finalement que fin 2006. |
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