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Une commission mise en
place par le Conseil national de transition (CNT,
Parlement provisoire), enquêtera sur les cas de
disparitions de personnes lors des guerres civiles de
1993-1994, 1997 et 1998-1999.
Officiellement, ces conflits
générés par des luttes pour le pouvoir
ont fait des milliers de morts, de disparus et des
destructions matérielles évaluées
à plus de 1.500 milliards de francs CFA (2,29
milliards d'euros). Le nombre exact de disparus demeure
inconnu.
Les combats ont pris fin après des accords
signés en décembre 1999 entre l'armée
et les factions armées proches de l'ancien
régime de l'ex-président Pascal Lissouba.
La commission composée de 11 membres a
été instituée sous la pression d'un
Comité des familles de 353 personnes
arrêtées en mai 1999 par les forces de
sécurité et depuis portées disparues.
Ces personnes avaient été
arrêtées au port fluvial de Brazzaville et dans
des sites d'accueil à leur retour d'exil de Kinshasa
où elles s'étaient réfugiées
pour fuir la guerre.
Le CNT a décidé d'étendre
l'enquête à tous les cas de disparitions
survenues entre 1992 et 1999 dans le but de faire la
lumière sur les exactions commises durant la
présidence Lissouba.
"Suite aux guerres civiles successives voulues,
programmées, exécutées avec une froide
détermination qui ont déchiré le Congo
de 1993 à 1999, oeuvres d'un petit groupe d'hommes
qui n'acceptaient pas la démocratie, des milliers
d'hommes, de femmes et d'enfants ont trouvé la mort,
d'autres forcés au déplacement. Le CNT
n'entend pas laisser le silence étouffer les cris des
victimes, encore moins occulter les actes barbares
perpétrés pendant ces périodes", a
déclaré le CNT dans un rapport approuvé
en séance publique.
L'Observatoire congolais des droits de l'Homme
(OCDH) a déjà mis en cause la
partialité de cette commission parlementaire. "Nous
ne reconnaissons pas cette commission parce qu'elle a
été instituée par un Parlement
partisan. Le CNT a été saisi d'une affaire
précise à laquelle elle devait donner une
réponse précise. Il a fait l'amalgame", a
déclaré le porte-parole de l'OCDH, Roger
Bouka-Owoko, en qualifiant la décision du
Parlement de "mesure dilatoire".
L'Union panafricaine pour la démocratie
sociale (UPADS - le parti de Lissouba) avait quant
à elle réclamé une commission
d'enquête internationale, en affirmant qu'il n'y avait
pas eu de cas de disparitions sous son régime.
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