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Dix-neuf organisations non gouvernementales constituées en "Convention de la société civile pour les élections libres et transparentes au Congo" (COSOCEL) ont demandé au gouvernement de mettre en place une commission nationale électorale. Dans un mémorandum, ces ONG dont certaines sont proches du pouvoir, ont conseillé au gouvernement de "cesser de prendre de façon unilatérale des décisions liées au processus électoral", ajoutant que cette "attitude pouvait mettre en danger la paix, la cohésion nationale et décrédibiliser tous les scrutins à venir".
"Nous voulons nous imposer comme arbitre dans le jeu électoral pour prévenir de nouvelles violences au Congo", a expliqué Me Thomas Djolani, président de la convention nationale des droits de l'homme.
- Le dialogue inter-congolais (de Brazzaville) organisé en mars et avril pour mettre fin au cycle des guerres civiles, avait recommandé la mise en place d'une commission nationale d'organisation des élections comprenant le gouvernement, les partis politiques et la société civile.
- Le gouvernement refuse la création d'une commission électorale indépendante au prétexte que, dans le passé, cette commission a eu une grande part de responsabilité dans les guerres civiles qui ont ensanglanté le Congo en 1993-1994, 1997 et 1998.
- Le gouvernement congolais a confirmé qu'un référendum sur un projet de nouvelle constitution aurait lieu avant la fin de 2001 sans en préciser la date exacte.
- Les opérations préélectorales, notamment le recensement administratif devaient s'achever fin octobre.
- Le recensement organisé depuis le mois de juillet par le ministère de l'intérieur vise à identifier et dénombrer les électeurs et à refaire les documents administratifs détruits. La fiabilité de ces nouvelles listes d'électeurs ne manquera pas d'être l'objet de multiples polémiques.
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