- L'opposition au
président Denis Sassou Nguesso, faute d'un
leader fédérateur, multiplie ses divisions
alors que les partisans du président renforcent
leur cohésion à l'approche du
référendum sur le projet de nouvelle
constitution prévu avant la fin 2001.
- L'Union panafricaine pour la démocratie
sociale (UPADS de l'ancien président
déchu Pascal Lissouba) a éclaté pour
donner naissance à deux tendances: l'une
dirigée par l'ancien ministre de la
construction, Me Martin Mberi, la seconde par un
ancien ambassadeur, Alphonse Ongagou Datchou.
- L'UPADS était arrivée en tête des
premières élections pluralistes de 1992 et
1993, suivie par le Mouvement congolais pour la
démocratie et le développement
intégral (MCDDI) de Bernard Kolélas
dernier premier ministre du régime de
Lissouba.
-
- A l'instar de l'UPADS, le MCDDI est confronté
à l'existence de deux tendances, l'une
présidée par le ministre du
développement minier, Michel Mampouya,
l'autre par un proche de M. Kolélas, Jacques
Mahouka.
- MM. Lissouba et Kolélas vivent en exil depuis
leur défaite militaire le 15 octobre 1997 face au
général Sassou Nguesso. Ils ont
été condamnés par contumace,
respectivement à 20 ans de réclusion pour
tentative d'assassinat contre le président Sassou
Nguesso et à la peine de mort pour
"séquestrations, détentions arbitraires,
coups et blessures volontaires sur des civils dans des
prisons privées", pendant la guerre civile de
1997.
-
- Pour le président de l'Union congolaise des
républicains (UCR-opposition),
Côme Manckassa, l'existence de
plusieurs courants d'opposition est la preuve de la
vitalité de la démocratie au Congo. "Il y a
des oppositions créées par le pouvoir pour
désorganiser nos électeurs et
préparer sa victoire lors des prochaines
élections", suggère-t-il toutefois.
-
- Face aux divisions de l'opposition, les partisans du
président congolais - regroupés au sein
des forces démocratiques unies (FDU) -
multiplient les initiatives pour présenter un
front uni et occuper le terrain.
- Ils se sont réunis récemment pour
résoudre leurs divisions sur la gestion du
pouvoir.
- Des délégués des FDU sont
d'ailleurs déjà en pré-campagne dans
les provinces où ils font montre d'une grande
charité vis à vis des populations locales þ
(avec AFP)
|