- Deux ressortissants
français d'origine congolaise et un "collectif
d'intellectuels congolais" ont déposé
à Bruxelles une plainte collective contre le
président Denis Sassou Nguesso. Les
plaignants, résidant à Paris, sont
Jean-Pierre Makouta-Mboukou, ancien professeur
à la Sorbonne et ancien vice-président du
sénat du Congo-Brazzaville et Albert
Siassia, ancien membre de l'armée
française.
- L'épouse française de ce dernier,
Annie Meunier, s'est également
jointe à la plainte, tout comme le "Collectif
d'Intellectuels congolais Originaires du Pool
(CICOP)", a précisé leur avocat
belge, Jean-Maurice Arnould.
- "Les plaignants demandent l'ouverture d'une
enquête internationale sur les crimes commis en ce
pays (...) afin que soient jugés les responsables
des massacres à l'encontre de la population
congolaise", selon l'avocat.
- "Il est aussi question de tentatives de meurtre
à leur égard. M. Makouta a
été pris en chasse à partir
d'octobre 1997, tandis que M. Siassia a été
persécuté en raison de son appartenance
à l'ethnie Bâ-Kongo à partir de
décembre 1998", selon l'avocat.
- La plainte vise non seulement le président
congolais, mais aussi "les Congolais du régime et
les non Congolais qui ont participé aux crimes de
génocide et contre l'humanité", selon Me
Arnould.
- Une plainte collective avait déjà
été déposée devant la justice
belge, le 12 octobre, par trois personnes d'origine
congolaise domiciliées en Belgique à
l'encontre de Sassou Nguesso et du groupe
pétrolier franco-belge TotalFina-Elf.
- Cette plainte avait été
qualifiée d'"opération de diversion", par
un porte-parole du gouvernement du Congo Brazzaville.
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