N° 240
du 30/11/2001

Congo


Le chef de l'ancienne rébellion armée
réclame un statut militaire

Le révérend pasteur Frédérik Bitsangou alias "Ntumi", président du Conseil national de la résistance (CNR), a réclamé "un statut militaire" pour avoir dirigé les combats de 1998 et 1999 entre ses partisans et les forces gouvernementales, a indiqué fin novembre le journal Tam-Tam d'Afrique. Il estime que l'octroi de ce statut militaire est une manière de reconnaître sa contribution au processus de paix au Congo.
La branche armée du CNR - les forces d'auto-défense - avait affronté les troupes gouvernementales entre décembre 1998 et décembre 1999 à Brazzaville, dans les régions du Pool, de la Bouenza, du Niari et de la Lékoumou (sud-ouest).
Les combats avaient cessé après la signature, le 29 décembre 1999, d'un accord par les belligérants grâce à la médiation du président gabonais Omar Bongo.
"Ntumi" a également demandé le retrait des "troupes étrangères" du Congo. Le pasteur, originaire de la région du Pool comme M. Kolélas, dernier Premier ministre de Pascal Lissouba, demande aussi au gouvernement d'adopter une loi d'amnistie générale pour "permettre le retour au Congo de tous ceux qui ont eu des problèmes avec le gouvernement actuel".
En 1999, le président Sassou Nguesso avait promulgué une loi d'amnistie pour les faits de guerre. La loi ne concernait que les ex-miliciens, les militaires réguliers et non les personnalités qui ont financé ou soutenu la guerre.


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