- Le révérend
pasteur Frédérik Bitsangou alias
"Ntumi", président du Conseil national
de la résistance (CNR), a
réclamé "un statut militaire" pour avoir
dirigé les combats de 1998 et 1999 entre ses
partisans et les forces gouvernementales, a
indiqué fin novembre le journal Tam-Tam d'Afrique.
Il estime que l'octroi de ce statut militaire est une
manière de reconnaître sa contribution au
processus de paix au Congo.
- La branche armée du CNR - les forces
d'auto-défense - avait affronté les troupes
gouvernementales entre décembre 1998 et
décembre 1999 à Brazzaville, dans les
régions du Pool, de la Bouenza, du Niari et de la
Lékoumou (sud-ouest).
- Les combats avaient cessé après la
signature, le 29 décembre 1999, d'un accord par
les belligérants grâce à la
médiation du président gabonais Omar Bongo.
- "Ntumi" a également demandé le retrait
des "troupes étrangères" du Congo. Le
pasteur, originaire de la région du Pool comme M.
Kolélas, dernier Premier ministre de Pascal
Lissouba, demande aussi au gouvernement d'adopter une
loi d'amnistie générale pour "permettre le
retour au Congo de tous ceux qui ont eu des
problèmes avec le gouvernement actuel".
- En 1999, le président Sassou Nguesso
avait promulgué une loi d'amnistie pour les faits
de guerre. La loi ne concernait que les ex-miliciens, les
militaires réguliers et non les
personnalités qui ont financé ou soutenu la
guerre.
|