N° 242
du 02/01/2002

Congo


Lissouba définitivement écarté
de la présidentielle de 2002

Après sa condamnation par contumace pour "haute trahison", l'ancien président Pascal Lissouba voit ses chances de se porter candidat à l'élection présidentielle de 2002 au Congo définitivement compromises.
La loi électorale congolaise prévoit que tout candidat à l'élection présidentielle doit jouir de ses droits civils et politiques et avoir séjourné sans interruption pendant 24 mois au Congo à la date du dépôt de la candidature et ne doit pas avoir été condamné par la justice.
M. Lissouba avait été condamné une première fois par contumace, en 1999, à 20 ans de réclusion, officiellement pour complot visant à assassiner son successeur, le général Denis Sassou Nguesso.
 
Exilé à Londres depuis son départ du pouvoir en 1997, M. Lissouba espérait rentrer au Congo pour participer au processus électoral en cours et insistait sur la nécessité d'une "organisation transparente", menaçant même de "recourir à la lutte armée" au cas où le gouvernement de Sassou Nguesso agirait autrement.
Ephémère premier ministre en 1997 et dernier allié de Lissouba dans la lutte pour le pouvoir engagé contre Sassou Nguesso, Bernard Kolélas, exilé lui en Côte d'Ivoire, ne pourra pas non plus participer au processus électoral car il a été condamné par contumace à la peine de mort.
En l'absence de ces deux opposants irréductibles le président Sassou Nguesso voit donc l'horizon bien dégagé pour la prochaine élection présidentielle.
Le général Sassou Nguesso a dirigé le Congo une première fois de 1979 à 1992. Il avait perdu alors l'élection présidentielle suivante remportée par M. Lissouba dès le premier tour.
Denis Sassou Nguesso est revenu au pouvoir après la guerre civile de 1997.


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