- Après sa
condamnation par contumace pour "haute trahison",
l'ancien président Pascal Lissouba voit ses
chances de se porter candidat à l'élection
présidentielle de 2002 au Congo
définitivement compromises.
- La loi électorale congolaise prévoit
que tout candidat à l'élection
présidentielle doit jouir de ses droits civils et
politiques et avoir séjourné sans
interruption pendant 24 mois au Congo à la date du
dépôt de la candidature et ne doit pas avoir
été condamné par la justice.
- M. Lissouba avait été condamné
une première fois par contumace, en 1999, à
20 ans de réclusion, officiellement pour complot
visant à assassiner son successeur, le
général Denis Sassou Nguesso.
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- Exilé à Londres depuis son
départ du pouvoir en 1997, M. Lissouba
espérait rentrer au Congo pour participer au
processus électoral en cours et insistait sur la
nécessité d'une "organisation
transparente", menaçant même de "recourir
à la lutte armée" au cas où le
gouvernement de Sassou Nguesso agirait autrement.
- Ephémère premier ministre en 1997 et
dernier allié de Lissouba dans la lutte pour le
pouvoir engagé contre Sassou Nguesso, Bernard
Kolélas, exilé lui en Côte
d'Ivoire, ne pourra pas non plus participer au processus
électoral car il a été
condamné par contumace à la peine de mort.
- En l'absence de ces deux opposants
irréductibles le président Sassou Nguesso
voit donc l'horizon bien dégagé pour la
prochaine élection présidentielle.
- Le général Sassou Nguesso a
dirigé le Congo une première fois de 1979
à 1992. Il avait perdu alors l'élection
présidentielle suivante remportée par M.
Lissouba dès le premier tour.
- Denis Sassou Nguesso est revenu au pouvoir
après la guerre civile de 1997.
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