- Une quarantaine de
partis et associations politiques d'opposition se sont
constitués en plate-forme avec l'intention de
contraindre le gouvernement à mener le processus
électoral dans la transparence.
- Parmi les partis membres du groupement, qui compte 44
formations, figurent notamment le Mouvement pour la
démocratie et le développement
intégral (MCDDI de l'ancien Premier
ministre Bernard Kolélas), le Rassemblement
pour la démocratie et la république
(RDR du général à la
retraite Raymond Damase Ngollo) et le Parti
congolais pour le renouveau (PCR de
l'ancien ministre de l'agriculture Grégoire
Lefouoba).
- La plate-forme est dirigée par l'ancien
syndicaliste, président de l'Union pour la
démocratie et le progrès social
(UDPS), Jean-Michel Bokamba Yangouma,
assisté de dix vice-présidents.
- Les partis de la plate-forme - dont le nom n'a pas
encore été communiqué - ont
adressé au président Sassou Nguesso
un mémorandum dans lequel ils déplorent
l'absence de transparence du processus électoral
et rejettent le projet de référendum sur la
nouvelle constitution prévu en janvier qui, selon
eux, "porte les germes de la confusion et semble
découler d'une opération de ruse".
- Ils exigent enfin un "recensement électoral
apaisé" et une commission électorale
autonome associant les partis politiques, le gouvernement
et la société civile.
- Le gouvernement a créé le 17
décembre une commission nationale d'organisation
des élections dont la direction sera
confiée à un représentant de l'Etat.
Des quotas ont été accordés aux
partis politiques pro-gouvernementaux et de l'opposition
qui avaient obtenu des sièges aux élections
législatives de 1992 et 1993 et aux
élections locales.
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- Lors d'une rencontre avec les représentants
des partis politiques - toutes tendances confondues -
Jean Pierre Ngassaki, directeur de cabinet du
ministre de l'intérieur, a indiqué que
cette commission comprenait une coordination, un
comité technique, un comité de suivi et de
contrôle dont feront partie des
délégués des partis d'opposition,
des partis du pouvoir, de l'administration, de la
société civile et de personnalités
choisies en fonction de leur compétence.
- La composition de ces différents organes sera
décidée par décret
présidentiel, a précisé M. Ngassaki.
- Selon la loi, cette commission est chargée
d'organiser, de superviser et de suivre toutes les
opérations électorales.
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- Le 17 décembre, le gouvernement a
adopté un calendrier des élections
générales qui prévoit un
référendum sur le projet de la nouvelle
constitution en janvier, l'élection
présidentielle en mars pour le premier tour et
avril pour le second tour, les élections
législatives et locales en mai et les
élections sénatoriales en juin.
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