N° 242
du 02/01/2002

Congo


Une nouvelle plate-forme de l'opposition

Une quarantaine de partis et associations politiques d'opposition se sont constitués en plate-forme avec l'intention de contraindre le gouvernement à mener le processus électoral dans la transparence.
Parmi les partis membres du groupement, qui compte 44 formations, figurent notamment le Mouvement pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI de l'ancien Premier ministre Bernard Kolélas), le Rassemblement pour la démocratie et la république (RDR du général à la retraite Raymond Damase Ngollo) et le Parti congolais pour le renouveau (PCR de l'ancien ministre de l'agriculture Grégoire Lefouoba).
La plate-forme est dirigée par l'ancien syndicaliste, président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Jean-Michel Bokamba Yangouma, assisté de dix vice-présidents.
Les partis de la plate-forme - dont le nom n'a pas encore été communiqué - ont adressé au président Sassou Nguesso un mémorandum dans lequel ils déplorent l'absence de transparence du processus électoral et rejettent le projet de référendum sur la nouvelle constitution prévu en janvier qui, selon eux, "porte les germes de la confusion et semble découler d'une opération de ruse".
Ils exigent enfin un "recensement électoral apaisé" et une commission électorale autonome associant les partis politiques, le gouvernement et la société civile.
Le gouvernement a créé le 17 décembre une commission nationale d'organisation des élections dont la direction sera confiée à un représentant de l'Etat. Des quotas ont été accordés aux partis politiques pro-gouvernementaux et de l'opposition qui avaient obtenu des sièges aux élections législatives de 1992 et 1993 et aux élections locales.
 
Lors d'une rencontre avec les représentants des partis politiques - toutes tendances confondues - Jean Pierre Ngassaki, directeur de cabinet du ministre de l'intérieur, a indiqué que cette commission comprenait une coordination, un comité technique, un comité de suivi et de contrôle dont feront partie des délégués des partis d'opposition, des partis du pouvoir, de l'administration, de la société civile et de personnalités choisies en fonction de leur compétence.
La composition de ces différents organes sera décidée par décret présidentiel, a précisé M. Ngassaki.
Selon la loi, cette commission est chargée d'organiser, de superviser et de suivre toutes les opérations électorales.
 
Le 17 décembre, le gouvernement a adopté un calendrier des élections générales qui prévoit un référendum sur le projet de la nouvelle constitution en janvier, l'élection présidentielle en mars pour le premier tour et avril pour le second tour, les élections législatives et locales en mai et les élections sénatoriales en juin.


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