- Le président Sassou
Nguesso aurait pu avoir au mieux comme adversaire
l'ancien ministre Martin Mbéri, pour
crédibiliser l'élection
présidentielle dont le premier et sans doute
unique tour aura lieu le 10 mars. Ce ne sera même
pas le cas et il n'est même plus certain que
l'ancien président de l'Assemblée
nationale, André Milongo, maintienne sa
candidature jusqu'au bout.
- La plupart des opposants, même ceux qui
s'étaient déclarés candidats
à ce scrutin ont dénoncé
l'illégalité du scrutin présidentiel
qui selon eux "ne tire sa légitimité ni de
la constitution issue du référendum du 20
janvier 2002, (...) ni de l'acte fondamental qui
régit la période de transition depuis le 24
octobre 1997" et "qui ne fait aucune mention de
disposition relative à l'élection
présidentielle".
- Cette élection a été
précédée d'un
référendum sur le projet de la nouvelle
constitution le 20 janvier 2002, approuvé à
84,5% par les électeurs. Mais le
référendum a été
entaché de dysfonctionnements qui ont failli
porter atteinte à sa régularité.
- Fin février, après le
désistement de Martin Mbéri,
ancien ministre de l'Intérieur du
président Pascal Lissouba et du
général à la retraite, Anselme
Mackoumbou-Nkouka, pour protester contre l'absence de
transparence, il ne restait donc que sept candidats
encore en lice : la présidente des partis des
pauvres, Angèle Bandou, le président
de la convention républicaine des
libéraux, Bonaventure Mizidy,
Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, qui voulait
se présenter sous l'étiquette de l'Union
panafricaine pour la démocratie sociale de
l'ancien président déchu Pascal Lissouba,
mais qui a aussitôt été exclu de ce
parti, le président sortant, le
général Denis Sassou Nguesso, Jean
Félix Demba Ntelo, qui a
démissionné du RDPS, le Rassemblement
pour la démocratie et le progrès social
de l'ancien maire de Pointe-Noire, Jean Pierre
Thystère Tchicaya qui, lui, a apporté
son soutien à Sassou Nguesso, Luc Daniel Adamo
Mateta, un pasteur protestant, et l'ancien
président de l'Assemblée nationale,
André Milongo.
- Autant dire que ce scrutin est gagné d'avance
par le président sortant, d'autant que ni
l'ancien Premier ministre Bernard Kolélas,
ni l'ancien président Pascal Lissouba, n'ont pu se
présenter, tous deux ayant été
condamnés par contumace par la justice congolaise
et vivent en exil en Europe.
- La candidature du président Sassou Nguesso a
été soutenue par une cinquantaine de partis
et 250 associations.
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