- Seize partis
d'opposition se sont regroupés au sein d'une
Convention pour la démocratie et le salut
(CODESA) dans le but de remporter les
élections législatives et locales de mai,
ont annoncé ces partis le 29/03/2002 à
Brazzaville.
- Cette convention est dirigée par l'ancien
président de l'Assemblée nationale,
André Milongo, qui a boyccotté
à la dernière minute la dernière
élection présidentielle.
- Dans une déclaration constitutive, les partis
membres de la CODESA ont expliqué avoir
créé cette alliance pour "offrir au peuple
un choix clair entre le déclin inexorable et la
renaissance nationale". Ils ont par ailleurs
réclamé le report des élections
législatives et locales prévues en mai et
des sénatoriales programmées en juin afin
que les listes électorales soient
révisées dans tout le pays et
publiées de manière "précoce" dans
tous les bureaux de vote.
- La CODESA estime que ce report permettra
également de mettre en place une Commission
nationale d'organisation des élections
"consensuelle", en lieu et place de la commission
créée par le gouvernement, qui est, selon
eux, dominée par les partis proches du pouvoir.
- "Compte tenu de la complexité de ces
exigences, ainsi que du temps nécessaire à
leur pleine réalisation, la CODESA ne peut que
constater la nécessité du report des
élections législatives, locales et
sénatoriales", souligne la déclaration.
- La CODESA regroupe l'Union pour la
démocratie et la république
(UDR-Mwinda de M. Milongo), le
Rassemblement pour la démocratie et le
développement (RDD de l'ancien Premier
ministre Joachim Yhombi Opango), l'Union pour
la démocratie et le progrès social
(UDPS de l'ancien président du conseil
économique et social Jean Michel Bokamba
Yangouma), la Convention nationale pour la
démocratie et le développement
(CNDD de l'ancien ministre des Travaux publics,
Lambert Galibali), le Parti congolais pour le
renouveau (PCR de l'ancien ministre de
l'Agriculture, Grégoire Léfouoba) et
la Convention nationale pour la république et
la solidarité (CNRS de l'ancien ministre de la
Construction, Martin Mbéri).
- L'Union panafricaine pour la démocratie
sociale (UPADS, de l'ancien président
Pascal Lissouba) et le Mouvement congolais pour
la démocratie et le développement
intégral (MCDDI de l'ex-Premier
ministre Bernard Kolélas) ne font pas
partie de cette alliance.
- Pour la CODESA, l'élection
présidentielle du 10 mars et le
référendum sur le projet de la nouvelle
constitution du 20 janvier ont été
entachés d'irrégularités.
- "Si au nom de l'intérêt supérieur
de la nation, l'opposition congolaise n'a pas
contesté une élection présidentielle
illégitime, truffée de fraudes, la CODESA
n'entend pas accepter que la suite du processus
électoral soit entachée des mêmes
irrégularités", indique la
déclaration.
- M. Milongo, pour qui la nouvelle alliance vise
à favoriser la "bonne gouvernance", a
demandé aux électeurs congolais de donner
à l'opposition une "majorité dans la
nouvelle Assemblée" afin d'assurer
l'équilibre des institutions après la
victoire de Sassou Nguesso à l'élection
présidentielle.
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