- Ces affrontements
opposent depuis le 29 mars les miliciens ninjas du
pasteur Frédérik Bitsangou alias
Ntumi aux forces gouvernementales dans le Pool.
- Les Ninjas lancent des attaques sporadiques contre
les positions des troupes régulières puis
se retirent dans les collines ou les forêts. Ils
évitent de garder les mêmes positions pour
échapper aux pilonnages des
hélicoptères de combat de l'armée.
- Le calme est revenu à Brazzaville au milieu
d'avril, notamment dans les quartiers sud où
l'armée maintenait sa présence pour
rechercher des miliciens ninjas qui s'y cacheraient.
- Le mardi 9 avril, les habitants de Bacongo et
Makélékélé se sont
réfugiés dans les quartiers centre et nord
après une fusillade consécutive à
une opération des forces de l'ordre contre un
groupe de miliciens.
- L'opération était destinée
officiellement à récupérer des armes
de guerre détenues illégalement par des
particuliers.
- Les coups de feu ont été tirés
dans le secteur ouest de
Makélékélé alors qu'un groupe
de ninjas regroupés au centre sportif de
Makélékélé pour être
ensuite caserné en vertu d'un accord avec les
autorités congolaise s'est évadé.
- Aucun bilan de cette fusillade n'a été
rendu public.
- Les tirs avaient provoqué une panique
générale à
Makélékélé et dans le
quartier voisin de Bacongo.
- Des pillages attribués à des militaires
ont aussi eu lieu dans les quartiers sud. Des habitations
et des commerces ont été pillés,
particulièrement autour du marché Total
à Bacongo.
-
- Accalmie dans la région du Pool
-
- Vers le 10 avril, les combats se sont
également réduits dans la région du
Pool, au sud du Congo, alors que des militaires sont
arrivés en renfort dans la cité
industrielle de Nkayi à plus de 300 km au
sud-ouest de Brazzaville.
- Selon des témoins, ces militaires devaient
constituer une ceinture de sécurité
à la limite de la région de la Bouenza et
du Pool pour prévenir des infiltrations des
Ninjas.
- Les localités de la partie est du Pool et le
chef-lieu, Kinkala, à 75 km de route de
Brazzaville, ont été épargnés
par les combats. Entre sept et huit miliciens Ninjas ont
été faits prisonniers par les FAC et se
trouvent à Kinkala.
- Le secrétaire général de
l'Organisation de l'unité africaine (OUA),
Amara Essy, a appelé au "calme" et à
la "retenue" après ces violences, tandis que
quatre partis de l'opposition congolaise ont
demandé au gouvernement "l'arrêt
immédiat des opérations militaires en cours
dans la région du pool".
-
- Rappel : des accords de paix signés
en 1999 entre miliciens ninjas, cocoyes de
l'ex-président Pascal Lissouba et
troupes gouvernementales appuyées par les
miliciens cobras avaient mis fin à la guerre
civile de 1998-1999 dans la capitale et les
régions sud et sud-ouest.
- Ils avaient abouti à l'organisation en mars
et avril 2001 d'un dialogue politique inter-congolais,
auquel le pasteur "Ntumi" n'avait pas pris part, et
à un programme de démobilisation des
miliciens quelle que soit leur appartenance politique.
- Le 21 mars, le ministre
délégué Michel Ngakala a
accusé le pasteur "Ntumi" de s'opposer à
la démobilisation des ninjas dans le Pool et de
réclamer un statut de général
d'armée.
- Absent de ces accords, le chef des ninjas, le
pasteur Frédérik Bitsangou, dit "Ntumi",
est resté retranché dans le Pool,
région située au bord du fleuve Congo,
avec un groupe de ninjas. Il a conditionné son
retour dans la capitale à l'octroi d'un statut
militaire avec un grade de haut rang, au départ
des troupes angolaises du territoire congolais et
à la promulgation d'une loi d'amnistie
générale en faveur d'anciens dirigeants,
tels l'ex-président Pascal Lissouba et son
dernier Premier ministre Bernard
Kolélas, tous exilés.
- N'ayant pas obtenu satisfaction, le pasteur
"Ntumi" a boudé le dialogue inter-congolais
destiné à réconcilier les
Congolais et à relancer le processus
démocratique interrompu depuis la guerre civile
de 1997 entre les partisans de MM. Lissouba et
Kolélas et ceux de M. Sassou Nguesso.
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