- Les miliciens
"Ninjas" qui ont relancé des attaques dans
la région du Pool (sud) ont été
créés lors de la guerre civile de 1993 au
Congo-Brazzaville par l'ancien Premier ministre
congolais Bernard Kolélas.
- A l'époque, ces miliciens constituaient la
première composante d'un groupe de partisans
armés de l'opposition, la seconde étant
constituée de miliciens "Cobras" du
parti congolais du travail (PCT-ex parti
unique) du général Denis Sassou
Nguesso.
- Les "Ninjas", soutenus par les "Cobras", ont
affronté les troupes gouvernementales à
Brazzaville après la contestation des
résultats des élections législatives
anticipées de 1993 par les partis d'opposition.
- M. Kolélas avait justifié la
création des "Ninjas" en réaction au
pouvoir de l'époque dirigé par Pascal
Lissouba qui avait constitué sa propre milice,
appelée "Cocoye".
- En 1995, M. Kolélas s'allie à M.
Lissouba et devient son Premier ministre. Des
représentants de son parti, le Mouvement
congolais pour la démocratie et le
développement intégral (MCDDI)
intègrent le nouveau gouvernement d'union
nationale.
- En 1997, les "Ninjas" participent aux
côtés des "Cocoyes" à la guerre
civile contre les "Cobras" de Sassou Nguesso, dont les
partisans remporteront la guerre avec le soutien des
troupes angolaises. MM. Kolélas et Lissouba
partent alors en exil.
- Le départ de Bernard Kolélas provoque
des divisions au sein les "Ninjas" dont certains -les
"Nsiloulous"- sont dirigés par le
révérend pasteur Frédérik
Bitsangou alias "Ntumi". Ce dernier prend la
tête de la milice réunifiée pendant
la guerre civile de 1998 contre les troupes
gouvernementales appuyées par les "Cobras".
- Pendant la guerre, "Ninjas" et "Cocoyes" forment un
Conseil national de la résistance (CNR),
mouvement politique dirigé par le pasteur Ntumi.
- Après les accords de cessez-le-feu et de
cessation des hostilités de décembre 1999
entre les belligérants de la crise congolaise, les
autorités congolaises déclarent le CNR
illégal.
- Mais le pasteur Ntumi continue d'affirmer que seuls
les dirigeants du CNR ont la compétence pour le
dissoudre.
- D'après les Nations Unies, le
Congo-Brazzaville comptait, jusqu'en 2000, 25.000
miliciens. (afp)
|