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Linspecteur général des armées Norbert Dabira, fait lobjet dune plainte en France pour torture à la suite de disparitions survenues en 1999 à Brazzaville, a annoncé la Fédération internationale des ligues des droits de lHomme (FIDH).
La plainte, déposée le 5 décembre devant le tribunal de Meaux (près de Paris) pour crimes de torture, disparitions forcées et crimes contre lhumanité, vise aussi le président Denis Sassou Nguesso, son ministre de lIntérieur Pierre Oba et le commandant de la garde présidentielle Blaise Adoua.
Le général Dabira a été convoqué en tant que témoin assisté le 19 juin à Meaux, la ville où il réside. Mais il na pu être entendu, invoquant son incapacité de se déplacer suite aux nouveaux combats dans son pays. Il est simplement arrivé en France, selon son conseil Me Jacques Vergès, avec du retard.
La FIDH, lObservatoire congolais des droits de lHomme et la Ligue des droits de lHomme, parties civiles, soutiennent pour leur part la constitution de partie civile de deux victimes, selon leurs termes, miraculeusement rescapées, réfugiées en France.
En mai 1999, des milliers de Congolais qui avaient fui les combats décidaient de retourner à Brazzaville, profitant dun couloir humanitaire. Selon la FIDH, plus de 350 personnes seront portées disparues à cette occasion, accueillies à leur retour par les Cobras (milice de Sassou Nguesso) qui les accusent dappartenir à une milice adverse.
Selon lONG, cette plainte se fonde sur la compétence universelle des juridictions françaises pour crimes de torture, disparitions forcées et crimes contre lhumanité, dès lors que lauteur présumé se trouve sur le territoire français.
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