N° 255
du 17/09/2002

Congo


Polémique au sein de la société civile
sur les rapports avec le gouvernement

La Fédération congolaise des Droits de l’homme (FECODHO) créée en août dernier a rejeté les accusations portées contre elle par l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) selon lesquelles elle était inféodée au gouvernement.
Dans un communiqué, l’OCDH, principale organisation de défense des droits humains au Congo, a estimé que la FECODHO était un “instrument de manipulation de l’opinion nationale et internationale par la recherche du démenti systématique des travaux de l’OCDH”.
L’OCDH a accusé le gouvernement d’avoir mis en place “une stratégie visant à contrôler la société civile et à réprimer les voix discordantes”.

La FECODHO a été créée le 23 août par quatre organisations: l’Association panafricaine Thomas Sankara, la Ligue congolaise pour les systèmes électoraux, la Convention nationale pour les droits de l’homme et l’Association des femmes chefs de familles et éducatrices d’enfants.
La fédération est dirigée par le président de l’Association panafricaine Thomas Sankara, Céphas Ewangui, qui avait représenté la société civile au sein de la Commission nationale d’organisation des élections (CONEL). Celle-ci a organisé de janvier à juillet les élections générales au Congo qui ont été critiquées par une partie de l’opposition et l’OCDH pour manque de transparence.
Dans sa première déclaration à la radio officielle, M. Ewangui a indiqué que le rôle de la fédération n’était pas de “critiquer le gouvernement, mais de promouvoir les droits de l’homme”.
La création de cette fédération intervient alors que le gouvernement doit désigner dans les prochains jours les dirigeants de la commission nationale des droits de l’homme, une des institutions prévues par la Constitution largement approuvée au référendum du 20 janvier dernier.


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