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La Fédération congolaise des Droits de lhomme (FECODHO) créée en août dernier a rejeté les accusations portées contre elle par lObservatoire congolais des droits de lhomme (OCDH) selon lesquelles elle était inféodée au gouvernement.
Dans un communiqué, lOCDH, principale organisation de défense des droits humains au Congo, a estimé que la FECODHO était un instrument de manipulation de lopinion nationale et internationale par la recherche du démenti systématique des travaux de lOCDH.
LOCDH a accusé le gouvernement davoir mis en place une stratégie visant à contrôler la société civile et à réprimer les voix discordantes.
La FECODHO a été créée le 23 août par quatre organisations: lAssociation panafricaine Thomas Sankara, la Ligue congolaise pour les systèmes électoraux, la Convention nationale pour les droits de lhomme et lAssociation des femmes chefs de familles et éducatrices denfants.
La fédération est dirigée par le président de lAssociation panafricaine Thomas Sankara, Céphas Ewangui, qui avait représenté la société civile au sein de la Commission nationale dorganisation des élections (CONEL). Celle-ci a organisé de janvier à juillet les élections générales au Congo qui ont été critiquées par une partie de lopposition et lOCDH pour manque de transparence.
Dans sa première déclaration à la radio officielle, M. Ewangui a indiqué que le rôle de la fédération nétait pas de critiquer le gouvernement, mais de promouvoir les droits de lhomme.
La création de cette fédération intervient alors que le gouvernement doit désigner dans les prochains jours les dirigeants de la commission nationale des droits de lhomme, une des institutions prévues par la Constitution largement approuvée au référendum du 20 janvier dernier.
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