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Le père Jean Guth, religieux français enlevé en avril dans la région du Pool (sud) par des miliciens ninjas est mort de maladie au mois daoût pendant sa captivité, a annoncé le 26/09 lhebdomadaire catholique La Semaine Africaine, paraissant à Brazzaville.
Le père Jean Guth qui appartenait à la communauté des missionnaires spiritains, était curé de la paroisse Saint-Pierre Claver de Mayama à 80 km au sud-ouest de Brazzaville. Il avait été enlevé par les miliciens ninjas du pasteur Frédéric Bitsangou alias Ntumi entre les localités de Kindamba et Mayama dans le Pool. Les ninjas lui avaient coupé un tendon au moment de sa prise en otage, selon des sources concordantes.
Les ravisseurs navaient formulé aucune exigence pour sa libération. Selon La Semaine Africaine, le père Guth souffrait, outre de sa plaie, dhypotension et de paludisme et son état de santé sétait dégradé à cause de ses mauvaises conditions de détention.
La mort du père Guth a été annoncée par les autorités militaires congolaises à lambassade de France à Brazzaville, qui à son tour en a informé la communauté des spiritains.
Il est mort près de la forêt de Bangou entre les localités de Mindouli et Kindamba dans le Pool où il avait été conduit avec un groupe de ninjas blessés probablement lors des affrontements avec les forces gouvernementales.
Par ailleurs, un officier supérieur de larmée congolaise, le général Casimir Bouissa Matoko avait été enlevé en même temps que le père Guth alors quil sétait rendu dans le Pool pour tenter de convaincre le pasteur Ntumi de regagner Brazzaville. Les journaux congolais ont annoncé ces dernières semaines que le général Bouissa Matoko est devenu conseiller militaire du pasteur Ntumi.
Le pasteur Frédéric Bitsangou, alias Ntumi, chef des miliciens Ninjas en rébellion contre les autorités de Brazzaville, a démenti, par la voix de son représentant à Paris, Vivien Tountsy, être à lorigine de lenlèvement et la mort du prêtre. Le prêtre français aidait les populations locales, nous sommes des religieux et pas des terroristes qui prennent en otage des civils, a affirmé M. Tountsy. Cest un montage du pouvoir pour éliminer un témoin gênant, a-t-il affirmé.
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