N° 262
du 15/01/2003

Congo


Le chef des rebelles “ninjas” réclame
un “véritable dialogue national”

Le chef des miliciens rebelles “ninjas”, Frédéric Bitsangou, alias Ntumi, a réclamé l’organisation d’un “véritable dialogue national sans exclusive” au Congo, dans un message aux organisations de défense des droits de l’Homme. Dans ce message manuscrit daté du 25 décembre, il estime qu’un tel dialogue permettra de trouver des solutions à la crise armée qui oppose depuis mars 2002 l'armée et les “ninjas” dans la région du Pool. Le pasteur Ntumi a accusé par ailleurs les troupes gouvernementales d’avoir relancé la guerre en cherchant à “l’encercler” près de son fief de Vindza. Il a justifié l’attaque menée en juin par les ninjas contre la base aérienne militaire à Brazzaville précisant qu’elle était notamment destinée à détruire les hélicoptères de combat qui les bombardent.

Par ailleurs, André Milongo de l’Union pour la démocratie et la république (UDR-Mwinda), Joseph Kignoumbi Kia-Mboungou de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) et Emmanuel Bougouanza, député indépendant, ont renoncé à faire partie d’un comité de paix pour la région du Pool créé par l’Assemblée, après avoir exigé sans succès le retrait des troupes gouvernementales, responsables, selon eux, de viols, pillages et autres exactions dans le Pool. Ils demandaient aussi la tenue d’un dialogue ouvert à toutes les sensibilités politiques et à la société civile. Le comité de paix, composé de 25 à 30 membres, comprend des députés et des sénateurs, deux entités dominées par les partisans du pouvoir.


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