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La justice congolaise a commencé le 29 janvier à entendre des officiers de la police et de larmée dans le cadre dune instruction sur la disparition de réfugiés revenant, en 1999, de République démocratique du Congo (RDC). Au total, la justice a convoqué une vingtaine dofficiers qui navaient pas répondu à une première convocation du juge dinstruction. Les autorités congolaises ont affirmé à plusieurs reprises leur volonté de faire toute la lumière sur ces cas darrestations et de disparitions, promettant dorganiser un procès pour que les responsables soient condamnés.
Entre mai et juin 1999, des dizaines de Congolais auraient été arrêtés au beach (port fluvial) de Brazzaville par les forces de sécurité, puis portés disparus, alors quils rentraient dexil en RDC où ils avaient fui les combats. Ils étaient soupçonnés dêtre des miliciens ninjas ou davoir commis des exactions contre les populations civiles.
Leur rapatriement sétait déroulé sous légide du Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) avec laccord des gouvernements de RDC et du Congo-Brazzaville.
Selon le comité des familles des disparus, le nombre de personnes arrêtées serait de 353 et la plupart aurait été arrêtée avec la complicité dofficiers supérieurs de larmée ou de la police.
Pour leur part, les autorités congolaises affirment que le nombre des personnes portées disparues serait inférieur à celui avancé par le comité des familles.
Trois rescapés, réfugiés en France ont porté plainte auprès du tribunal de Meaux dans la banlieue parisienne, contre le président Denis Sassou Nguesso, le ministre de lIntérieur, le général Pierre Oba, le commandant de la garde républicaine, le général Blaise Adoua et linspecteur général des armées, le général Norbert Dabira. pour actes de tortures, crimes contre lhumanité et arrestations arbitraires
Le gouvernement congolais a demandé à la Cour internationale de La Haye de dessaisir la justice française de ce dossier, estimant quelle nest pas compétente pour linstruire.
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