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Un projet de construction
d'un immense complexe touristique à Libreville,
élaboré et réalisé par un
consortium sud-africain, a été officiellement
lancé dans la capitale gabonaise.
Initié en 1997 par le gouvernement gabonais, ce
projet, baptisé "Front de mer" prévoit dans un
premier temps la construction d'un site comprenant un centre
commercial et de loisirs d'environ 30.000 m2, un
hôtel, un centre d'exposition et des bureaux.
Le montant des travaux, qui doivent débuter en
janvier 2001 pour s'achever vers 2003-2004, est
estimé par les concepteurs entre 140 et 200 millions
de dollars. Le consortium mis en place réunit les
deux entreprises sud-africaines VetA Waterfront et Entech
Consultants.
Si ce premier site suscite un réel
intérêt auprès des investisseurs, une
marina, qui comprendrait un centre commercial, des
infrastructures culturelles, un hôtel, des restaurants
et un terrain de golf, pourrait voir le jour dans la
banlieue nord de Libreville.
Le financement du projet sera assuré par le
consortium et de grandes entreprises privées
sud-africaines et étrangères. Le gouvernement
gabonais pourrait également participer à ce
financement, mais le consortium attend surtout l'engagement
des investisseurs privés locaux.
"Pour attirer les investisseurs étrangers, il
faut que les Gabonais participent eux-mêmes au
projet", a expliqué le directeur
général adjoint de VetA Waterfront, Derick
van der Merwe, soulignant que les deux complexes de
Libreville seraient une porte d'entrée et une escale
pour les autres sites touristiques du Gabon.
Sur le long terme, le projet prévoit en effet
l'aménagement de nouvelles infrastruc-tures
touristiques dans les sites naturels tels que les
réserves de Wonga-Wongué et de la Lopé
(centre), la réserve et lagune d'Iguéla
(sud-ouest) ou l'Hôpital Schweitzer de
Lambaréné (250 km au sud-est de
Libreville).
Ce gigantesque chantier pourrait créer au Gabon
plus de 10.000 emplois perma-nents (travailleurs locaux et
expatriés) et quelque 29.000 emplois temporaires,
selon ses promoteurs.
Conscient de l'importance du projet, le gouvernement
gabonais s'est engagé de son côté
à améliorer les infrastructures du pays et
à promouvoir le tourisme, un secteur qui ne
représente qu'entre 1 et 3% du PIB.
Tourné pendant des années sur
l'exploitations de ses ressources naturelles
(pétrole,bois, manganèse), ce petit pays d'un
peu plus d'un million d'habitants a enregistré
120.000 entrées sur son territoire en 1999,
essentiellement des hommes d'affaires et des
conférenciers.
Recouvert aux trois quarts par la forêt
équatoriale, le Gabon dispose pourtant de 885 km de
côtes sur l'Océan Atlantique et d'un
écosystème unique au mon-de.
(avec AFP)
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