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Le gouvernement gabonais a dessaisi la société Transgabonais de la gestion du chemin de fer du même nom, lunique dans le pays, pour mauvaise gestion, et la confiée pour une période de quatre mois au groupe Eramet Comilog.
Le gouvernement gabonais a désigné comme mandataire temporaire pour une période de quatre mois, la Compagnie minière de lOgoouée, lune des premières sociétés mondiales de production de manganèse, filiale du groupe français Eramet.
Le groupe Eramet Comilog était déjà chargé de lentretien de la seule voie du Transgabonais, un train de transport de passagers et de marchandises (manganèse, bois), reliant la capitale Libreville à Franceville (sud-est) sur 800 km.
Mandat a été donné au Comité interministériel de privatisation dorganiser dans les meilleurs délais un appel doffres pour une nouvelle concession de lexploitation et de lactivité ferroviaire au Gabon, a aussi annoncé le gouvernement.
Le chemin de fer gabonais, construit de 1973 à 1986, appartenait à lEtat, via lOffice du chemin de fer du Transgabonais (OCTRA), jusquà sa privatisation en 1999.
Une Concession dexploitation sur 20 ans avait été attribuée à la société Transgabonais, un consortium détenu majoritairement par la Société nationale des bois du Gabon (SNBG), qui connaît elle-même des difficultés économiques et de gestion, et des exploitants forestiers.
Le Conseil des ministres a reproché à la société Transgabonais de ne pas payer sa redevance de concession, de ne pas avoir remboursé du matériel roulant dune valeur de 20,5 milliards de francs CFA, et de ne jamais avoir remis à lEtat ses comptes-rendus dactivité.
Parmi les graves griefs invoqués, il relève encore le mauvais entretien des voies et du matériel roulant, les fréquents retards et déraillements du train, ainsi que lattitude négative des dirigeants du Transgabonais, qui a consisté jusquici à un dénigrement systématique de lEtat auprès des organismes nationaux et internationaux.
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