N° 278
du 03/10/2003

Gabon


Signature d’une trêve sociale entre les partenaires sociaux et le gouvernement

Les partenaires sociaux et le gouvernement ont signé le 26/09 à Libreville une trêve sociale, réclamée par le président Omar Bongo, qui avait invoqué la crise économique, qui se traduit par des grèves à répétition dans les secteurs public et privé, et les efforts du gouvernement pour parvenir à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI).

«La trêve sociale signifie que pendant trois ans, on s’engage à résoudre un conflit social par la négociation et non par la grève en saisissant le comité de suivi», selon le facilitateur Louis-Gaston Mayila, président du Conseil économique et social.
Débutées le 9 septembre, ces négociations ont abouti, selon M. Mayila, a quatre points essentiels: une baisse de 15% du prix de 125 articles, l’organisation syndicale avec par exemple la prise en charge par le gouvernement de la formation, la création d’un comité de suivi de 35 membres et une réduction du train de vie de l’Etat.
Cette dernière revendication, fortement réclamée par les syndicalistes, n’a pas suffit à contenter certains d’entre eux qui ont critiqué l’acquisition récente de nouvelles voitures, «des 607 pour les ministres» alors que des parents «n’ont pas de quoi envoyer leurs enfants à l’école».
Juste avant la signature de cet accord, le président Omar Bongo, avait signé deux décrets réduisant le nombre des conseillers de l’Etat et les indemnités de fonction pour l’ensemble de ces agents. A la présidence, le nombre de conseillers a été divisé par deux, soit 90 agents contre 180.

Une cinquantaine de syndicats et le patronat ont signé ce protocole d’accord en présence du chef de l’Etat. Seul un syndicat d’enseignants a décidé de «soumettre à la base» le protocole avant de l’accepter.
«C’est une amorce intéressante avec la réduction du prix des produits de première nécessité mais les mesures annoncées sont insuffisantes aux demandes», a toutefois jugé le président de la Force de réflexion et d’action pour l’enseignement supérieur (Frapes), Tom Frédéric Mambenga.


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