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Les partenaires sociaux et le gouvernement
ont signé le 26/09 à Libreville une trêve sociale,
réclamée par le président Omar Bongo,
qui avait invoqué la crise économique, qui se traduit par
des grèves à répétition dans les secteurs
public et privé, et les efforts du gouvernement pour parvenir à
un accord avec le Fonds monétaire international (FMI).
«La trêve sociale signifie que pendant trois ans, on s’engage
à résoudre un conflit social par la négociation et
non par la grève en saisissant le comité de suivi»,
selon le facilitateur Louis-Gaston Mayila, président
du Conseil économique et social.
Débutées le 9 septembre, ces négociations ont abouti,
selon M. Mayila, a quatre points essentiels: une baisse de 15% du prix
de 125 articles, l’organisation syndicale avec par exemple la prise
en charge par le gouvernement de la formation, la création d’un
comité de suivi de 35 membres et une réduction du train
de vie de l’Etat.
Cette dernière revendication, fortement réclamée
par les syndicalistes, n’a pas suffit à contenter certains
d’entre eux qui ont critiqué l’acquisition récente
de nouvelles voitures, «des 607 pour les ministres» alors
que des parents «n’ont pas de quoi envoyer leurs enfants à
l’école».
Juste avant la signature de cet accord, le président Omar Bongo,
avait signé deux décrets réduisant le nombre des
conseillers de l’Etat et les indemnités de fonction pour
l’ensemble de ces agents. A la présidence, le nombre de conseillers
a été divisé par deux, soit 90 agents contre 180.
Une cinquantaine de syndicats et le patronat ont signé ce protocole
d’accord en présence du chef de l’Etat. Seul un syndicat
d’enseignants a décidé de «soumettre à
la base» le protocole avant de l’accepter.
«C’est une amorce intéressante avec la réduction
du prix des produits de première nécessité mais les
mesures annoncées sont insuffisantes aux demandes», a toutefois
jugé le président de la Force de réflexion
et d’action pour l’enseignement supérieur (Frapes),
Tom Frédéric Mambenga. |