- Le président
gabonais Omar Bongo a évoqué
l'idée d'un gouvernement d'ouverture qui
associerait l'ensemble des "forces vives de la Nation".
"Je veux que le Gabon marche bien. La gestion de l'Etat
doit être collective", a déclaré le
président Bongo lors de la présentation de
ses voeux au corps diplomatique pour l'année 2002.
- Le discours du chef de l'Etat a eu lieu après
la proclamation par la Cour constitutionnelle des
résultats des législatives des 9 et 23
décembre qui ont vu la victoire écrasante
de sa formation, le Parti démocratique gabonais
(PDG, au pouvoir).
- Au premier rang des concernés, le maire de la
capitale, Paul Mba Abessole, qui prône
depuis plusieurs années une "démocratie
conviviale", sans cacher maintenant son désir de
participer à la gestion de l'Etat.
- Après une petite réflexion de huit
jours, par décence sans doute, le parti de Mba
Abessole, le Rassemblement national des
Bûcherons/Rassemblement pour le Gabon
(RNB/RPG), a accepté de participer à
un "gouvernement d'ouverture" au terme d'un
congrès extraordinaire
- Pour la première fois depuis
l'éphémère gouvernement formé
après les premières législatives
multipartites de 1990, la formation de M. Mba Abessole
devrait donc voir bientôt entrer plusieurs de ses
membres dans le prochain exécutif gabonais. Le
RNB/RPG "va être dans quelques jours dans la
majorité républicaine", a lancé
devant plusieurs centaines de cadres et de militants le
maire de Libreville.
- Pour justifier ce virage politique auprès de
partisans parfois déconcertés, il a
expliqué que le Gabon se trouvait "dans une
situation de crise politique, sociale, économique
et culturelle" aiguë qu'"aucun camp ne peut
résoudre tout seul".
- "A circonstances exceptionnelles, décisions
exceptionnelles", a-t-il dit, avant de demander à
ses militants de "travailler d'arrache-pied, aussi bien
au gouvernement qu'au sein des structures de l'Etat".
- Le parti de M. Mba Abessole, dominée par
l'ethnie Fang, majoritaire au Gabon, a également
répondu favorablement à l'appel
lancé par le chef de l'Etat le 1er janvier pour
une "réflexion commune" et "des décisions
consensuelles" sur le fonctionnement de la
démocratie, notamment dans le domaine des
élections.
-
- Ecrasante majorité parlementaire pour le
PDG
- Le PDG a remporté 85 des 120 sièges de
l'Assemblée nationale, contre 13 pour
l'opposition, tandis que 12 "indépendants", pour
la plupart transfuges du PDG, et cinq candidats de la
majorité présidentielle se sont fait
élire.
- Trois députés ont été
élus lors de partielles organisées le
dimanche 6 janvier, en raison des violences qui ont
émaillé le premier tour des
législatives, le 9 décembre.
- Un candidat du Rassemblement national des
Bûcherons (RNB-RPG, opposition) a remporté
le dernier siège à pourvoir dans la commune
de Libreville, renforçant ainsi la position du
parti du maire de la capitale, Paul Mba Abessole, qui
compte désormais 7 élus à
l'Assemblée nationale.
- Un second siège, dans la province de la
Ngounié (sud), a été gagné
par un indépendant.
- Un membre de l'Alliance démocratique et
républicaine (ADERE, majorité
présidentielle) a remporté le
troisième siège à pourvoir, dans la
province de l'Ogooué-Maritime (sud-ouest).
- Quatre sièges restent encore à
pourvoir. Un "troisième tour" de scrutin sera
organisé le 20 janvier dans deux circonscriptions
où les candidats ont obtenu, fait inédit au
Gabon, égalité de voix au second tour.
- Un nouveau second tour est également
prévu à la même date dans une
localité proche de Libreville en raison de
violence exercées sur un candidat.
- Le second tour d'une circonscription du
département de la Zadié (nord-est) a par
ailleurs été reporté sine die en
raison d'une épidémie de fièvre
hémorragique de type Ebola qui a
déjà fait 17 morts.
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