- Le Premier ministre gabonais, Jean-François
Ntoutoume Emane, a été reconduit dans ses fonctions
par le président Omar Bongo le 26 janvier, et formé
dès le lendemain un nouveau
gouvernement dit "d'ouverture", dans lequel quatre opposants font
leur entrée.
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- L'opposant historique au président Omar Bongo, le député-maire
de Libreville, Paul Mba
Abessole, devient ministre d'Etat, ministre des Droits de l'Homme,
chargé de mission, tandis que deux cadres de son parti, le Rassemblement
national des bûcherons (RNB/RPG), intègrent aussi le
gouvernement.
- Le quatrième opposant à entrer au
gouvernement est le président du Parti social
démocrate (PSD, opposition), Pierre
Claver Maganga Moussavou, nommé ministre
d'Etat, ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et du
Développement rural.
- Cette nouvelle équipe devra mettre l'accent
sur la "lutte contre la pauvreté, la lutte contre
la corruption et la réinsertion sociale, qui sont
des préoccupations majeures du chef de l'Etat", a
déclaré le Premier ministre Ntoutoume
Emane.
- Les ministères-clefs des Affaires
étrangères et de la Défense restent
aux mains de leurs titulaires précédents,
respectivement Jean Ping et Ali Bongo, fils
du chef de l'Etat.
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- Outre l'entrée d'opposants, ce "gouvernement
d'ouverture" voulu par le président Omar Bongo,
malgré la très large victoire de son camp
aux élections législatives de
décembre dernier, est marqué par un jeu de
chaises musicales.
- Paul Toungui, ancien ministre des Mines, de
l'Energie, du Pétrole et des Ressources
hydrauliques, devient ministre d'Etat, chargé de
l'Economie, des Finances du Budget et de la
Privatisation, à la place d'Emile Doumba,
nommé ministre de l'Economie forestière,
des Eaux, de la Pêche, chargé de
l'Environnement.
- L'ancien ministre des Transports, le
général Idriss Ngari est
nommé ministre de l'Intérieur, de la
Sécurité publique et de la
Décentralisation, à la place d'Antoine
de Padoue Mboumbou Miyakou, promu vice-Premier
ministre, ministre de la Ville.
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- Le Parti gabonais du progrès
(PGP, 3 députés) du
député-maire de la cité
pétrolière de Port-Gentil, Pierre-Louis
Agondjo Okawe, et l'opposant radical Pierre
Mamboundou, président de l'Union du peuple
gabonais (UPG), ont catégoriquement
refusé de participer à ce gouvernement.
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- M. Ntoutoume Emane, 62 ans, originaire de la Province
de l'Estuaire, d'ethnie Fang, avait été
nommé le 23 janvier 1999 à la tête
d'un "gouvernement d'initiative et de combat", dans la
foulée de la réélection d'Omar Bongo
à la présidentielle de 1998. Fidèle
d'Omar Bongo, et diplômé en Sciences
politiques de l'Université de Jussieu (Paris), M.
Ntoutoume Emane a occupé auparavant plusieurs
postes de ministre.
- De 1976 à 1990, il avait été
conseiller personnel du président Bongo, au
pouvoir depuis 1967.
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- Guy Nzouba-Ndama, reconduit président de
l'Assemblée
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- Le président de l'Assemblée nationale,
Guy Nzouba-Ndama, a été reconduit fin
janvier dans ses fonctions.
- Cent onze parlementaires ont voté pour M.
Nzouba-Ndama, un contre lui et sept se sont abstenus,
lors de l'élection du nouveau bureau de
l'Assemblée.
- Ce nouveau bureau compte, outre son président,
14 membres dont dix issus des rangs du PDG, deux de
partis de la mouvance présidentielle, et deux
opposants.
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