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Le responsable dun jeune parti de lopposition, Gérard Ella Nguema, et un autre militant ont été interpellés le 7 juillet à laube par des agents du service de la Documentation (service de renseignements), a annoncé leur formation politique, le Rassemblement national des républicains (RNR).
Selon le secrétaire général du RNR, Christian Abiaghe, un autre militant du parti a également été interpellé dans les mêmes conditions. Les domiciles des deux militants ont également été perquisitionnés mais aucun motif na été avancé pour justifier ces mesures, a-t-il affirmé. Des graffiti «Bongo doit partir», populairement désignés sous les initiales BDP, ont fait leur apparition ces dernières semaines sur les murs de Libreville et plusieurs personnes, soupçonnées dêtre à lorigine de ces inscriptions, auraient été interpellées. Interrogé à ce sujet, M. Abiaghe a répondu: «Jai entendu dire que certains rattachaient notre discours à laction du BDP, mais de sont des allégations».
Laction la plus spectaculaire du RNR, un jeune parti sans élu de lopposition dite «radicale», a été lannonce, en mars dernier, de la formation dun «gouvernement parallèle» à celui du président Omar Bongo pour fonder une «nouvelle République».
«Pour des raisons de sécurité», le RNR navait rendu public que le nom du «Premier ministre», son président Gérard Ella Nguema, un jeune comptable de 30 ans qui affirme être à la tête dun parti denviron 3.400 adhérents.
Ce «gouvernement» de 21 membres avait affirmé, parmi ses objectifs, son intention de déposer une plainte devant le Tribunal pénal international «contre les hauts dignitaires du régime Bongo pour détournement de deniers publics et enrichissement illicite».
Le président du RNR avait également demandé en février au président Bongo, la dissolution des deux chambres du Parlement ainsi que des conseils départementaux et municipaux quil jugeait non représentatifs en raison de la très forte abstention lors des dernières consultations électorales.
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