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| Le Rassemblement national des Républicains
(RNR), parti d’opposition, a dénoncé
le 26 février l’incarcération «arbitraire»
de son président, Gérard Ella Nguema, en
détention préventive depuis le 11 juillet 2003 à Libreville.
«Le président du RNR est détenu arbitrairement par le pouvoir de Libreville «, a dénoncé le père de l’opposant, Jean-Marie Nguema Mintoghe, lors d’une conférence de presse. Trois militants du RNR, dont M. Ella Nguema, ont été accusés par les autorités d’avoir voulu détruire plusieurs édifices publics. Le quotidien gouvernemental gabonais L’Union avait affirmé qu’ils voulaient incendier le siège de la télévision nationale. «Tout cela n’est que montage criminel et terrorisme d’Etat», a dénoncé M. Nguema Mintoghe. «La vraie raison est ailleurs. C’est le refus de collaborer avec la majorité présidentielle», a-t-il poursuivi, affirmant que son fils était un «détenu d’opinion». Il a précisé que l’un des trois militants du RNR avait été libéré. L’action la plus spectaculaire du RNR, jeune parti sans élu de l’opposition dite «radicale», avait été l’annonce, en mars 2003, de la formation d’un «gouvernement parallèle» à celui du président Omar Bongo Ondimba pour fonder une «nouvelle République». Le secrétaire général du RNR, Christian Abiaghe Ngomo, assure l’intérim de la présidence du parti. |
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