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Six partis de l'opposition
radicale équato-guinéenne ont
créé le Front de l'opposition
démocratique (FOD).
Ces partis - la Convergence pour la démocratie
sociale (CPDS), l'Union populaire (UP), le
Parti du progrès (PP), le Parti social
démocrate (PSD), l'Alliance
démocratique progressiste (ADP) et la Force
démocrate républicaine (FDR) - affirment
que la création de ce Front est la conséquence
de la "fracture sociale qui caractérise l'actuelle
situation politique du pays, qui a touché son fond".
Plusieurs d'entre eux connaissent cependant soit des
scissions internes, telle l'UP dont la tendance dite du
"siège" est seule présente dans le FOD, soit
ont été interdits, comme le PP en 1998, ou ne
sont toujours pas légalisés, ce qui est le cas
du FDR.
Le FOD, qui se veut "une alternative réelle et
effective pour une normalisation démocratique" dans
le pays, s'est fixé pour objectifs "d'obtenir du
gouvernement le respect des dispositions légales qui
régulent l'exercice des libertés politiques,
afin d'obtenir ainsi la légalisation d'autres partis
et leur fonctionnement normal". Il souhaite également
"parvenir à la convocation d'un forum national de
dialogue et de réconciliation politique et ethnique,
à la formation du citoyen et à l'adoption de
mesures garantissant la célébration
d'élections démocratiques, libres et
transparentes".
L'UP (tendance parlementaire) est la principale
formation de l'opposition présente à
l'Assemblée avec quatre des 80 députés
contre 75 pour le Parti démocratique de Guinée
Equatoriale (PDGE, au pouvoir) et un pour la CPDS.
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