N° 247
du 02/04/2002

Centrafrique


Georges Bokassa
Le fils du défunt empereur centrafricain persécuté en France?

Georges Bokassa, fils aîné de l'ex-empereur centrafricain Jean-Bedel Bokassa, a dénoncé fin mars une nouvelle "preuve d'acharnement" contre lui alors que la mairie de la petite commune de Mézy (ouest de Paris) où se situe l'une des demeures de la famille Bokassa, a fait couper des arbres qui, selon la préfecture des Yvelines, risquaient de faire tomber un mur d'enceinte de l'une des propriétés de l'ex-empereur.
Mais selon Georges Bokassa, il s'agit "d'arbres anciens faisant partie du patrimoine et du paysage" et qui ne "menaçaient en rien le mur", y voyant une nouvelle "preuve d'acharnement" contre lui. Il occupe cette demeure "sans droit ni titre", selon la préfecture, depuis plusieurs années, et risque d'être prochainement expulsé.
Georges Bokassa, et sa famille avaient été expulsés le 22 mars 1999 du château de Mézy après son acquisition par un couple qui avait signé une promesse de vente avant la mort de l'empereur centrafricain.
Son expulsion avait été ordonnée par le tribunal de Versailles le 26 août 1997 à la demande de l'administrateur provisoire de Jean-Bedel Bokassa et confirmée par la Cour d'appel le 5 juin 1998.
Le 5 décembre 1999, le tribunal correctionnel de Versailles l'avait débouté d'une demande en annulation de son expulsion.
Depuis il s'y est réinstallé et le 18 décembre dernier le tribunal correctionnel de Versailles a rendu une ordonnance autorisant la vente aux enchères publiques des deux châteaux de la famille situés à Hardricourt (Yvelines) et Mézy, décision contre laquelle Georges Bokassa dit avoir fait appel.


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