N° 243
du 18/01/2002

Centrafrique


Lourd déficit pour 2002 en Centrafrique

L'Assemblée a adopté le 15 janvier la loi de Finances 2002, qui prévoit un budget en déficit de 24,2 milliards de francs CFA (36,5 millions d'euros). Les recettes ont été fixées à 134,3 mds FCFA (204,8 M EUR) et les dépenses à 158,5 mds FCFA.
Le déficit prévisionnel, en augmentation de 56% par rapport à 2001, traduit un accroissement de la dépendance du pays envers les partenaires extérieurs, au terme d'une année marquée par une forte instabilité politico-militaire.
Les prévisions de recettes propres s'élèvent à 75,8 mds FCFA (+6%), tandis que les financements extérieurs, sous forme de dons ou de prêts sont de l'ordre de 58,5 mds.
Les autorités tablent sur des augmentations des impôts directs et indirects, respectivement de 17,21% et 25,4%, grâce à l'élargissement de l'assiette de certains impôts, d'une amélioration des performances des régies financières et de la hausse de certaines taxes.
Ce budget, adopté à la quasi-unanimité des députés présents, de la majorité comme de l'opposition, prévoit par ailleurs une augmentation de 23% du remboursement du service de la dette par rapport à 2001.
La RCA a signé en octobre dernier un programme intérimaire de six mois avec le FMI, susceptible de déboucher sur la conclusion d'un accord triennal en mars.
Lors de la discussion budgétaire, le député d'opposition Abel Goumba a critiqué l'augmentation de 42% du budget affecté à la présidence de la République, due pour partie à une augmentation des salaires des personnels.
Les budgets de certains ministères bénéficient d'augmentations substantielles: +43% pour les Finances, +25% pour la Défense.


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