- L'Assemblée a
adopté le 15 janvier la loi de Finances 2002, qui
prévoit un budget en déficit de 24,2
milliards de francs CFA (36,5 millions d'euros). Les
recettes ont été fixées à
134,3 mds FCFA (204,8 M EUR) et les dépenses
à 158,5 mds FCFA.
- Le déficit prévisionnel, en
augmentation de 56% par rapport à 2001, traduit un
accroissement de la dépendance du pays envers les
partenaires extérieurs, au terme d'une
année marquée par une forte
instabilité politico-militaire.
- Les prévisions de recettes propres
s'élèvent à 75,8 mds FCFA (+6%),
tandis que les financements extérieurs, sous forme
de dons ou de prêts sont de l'ordre de 58,5 mds.
- Les autorités tablent sur des augmentations
des impôts directs et indirects, respectivement de
17,21% et 25,4%, grâce à
l'élargissement de l'assiette de certains
impôts, d'une amélioration des performances
des régies financières et de la hausse de
certaines taxes.
- Ce budget, adopté à la
quasi-unanimité des députés
présents, de la majorité comme de
l'opposition, prévoit par ailleurs une
augmentation de 23% du remboursement du service de la
dette par rapport à 2001.
- La RCA a signé en octobre dernier un programme
intérimaire de six mois avec le FMI, susceptible
de déboucher sur la conclusion d'un accord
triennal en mars.
- Lors de la discussion budgétaire, le
député d'opposition Abel Goumba a
critiqué l'augmentation de 42% du budget
affecté à la présidence de la
République, due pour partie à une
augmentation des salaires des personnels.
- Les budgets de certains ministères
bénéficient d'augmentations substantielles:
+43% pour les Finances, +25% pour la Défense.
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