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| A l’issue d’une assemblée
générale, l’IFEC (Inter-fédérale
des enseignants centrafricains), la confédération
syndicale enseignante, a appelé à une grève d’avertissement
de trois jours, «pour manifester le mécontentement des enseignants
face à l’immobilisme du régime Bozizé»
dans le paiement des salaires, a indiqué un de ses membres, Malachie
M’bokane. Les fonctionnaires et agents de l’Etat totalisent trois mois d’arriérés de salaires - novembre, décembre 2003 et janvier 2004 - depuis l’arrivée au pouvoir le 15 mars 2003 du président Bozizé. Parallèlement, la Fédération nationale des travailleurs des services sociaux et de santé (FNTSS) a appelé les personnels d’appui (personnels non-soignants), à observer un arrêt de travail de 48 heures, pour réclamer leurs arriérés de salaires. La Coordination nationale des centrales syndicales (CNCS) centrafricaines, dans un communiqué de soutien au mouvement de l’IFEC, «constate avec amertume, l’aggravation de la misère qui frappe les couches sociales, marquées par l’accumulation de nouveaux arriérés de salaires». Les fonctionnaires, tous secteurs confondus, ont accumulé jusqu’à 36 mois d’arriérés de salaires sous les présidences d’André Kolingba (1981-1993) et d’Ange-Félix Patassé (1993-mars 2003). Le gouvernement de transition s’est engagé à payer les salaires des fonctionnaires à terme échu, ce qu’il a fait entre mars et août 2003. Les salaires d’août à octobre 2003 avaient ensuite été versés avec retard, en raison des graves difficultés de trésorerie de l’Etat. |
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