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Une partie de la diaspora
centrafricaine recueille de nombreux témoignages sur
les exactions - allant parfois jusqu'à la mort - dont
sont victimes soit des anciens putschistes
arrêtés lors ou après la tentative de
coup d'Etat du 28 mai dernier, soit des
réfugiés qui se sont exilés de l'autre
côté du fleuve Oubangui en RD Congo.
Diverses organisations ont déjà pris
contact avec Amnesty International pour que l'organisation
de défense des droits de l'homme se saisisse du
dossier "Centrafrique" et pour que, à terme, des
poursuites soient initiées contre les auteurs de tels
actes.
Au programme, la vie socio-politique en Centrafrique
depuis l'arrivée du président Patasse
en 1993. Dans le détail du menu, les "hold-up
électoraux de 1998 et 1999", les privations
récurrentes des libertés individuelles et
collectives", "l'interdiction de réunion et de
manifestation", le "délit d'opinion", "les actes de
tortures", les "exécutions sommaires extrajudiciaires
par des commissaires ou des militaires", les "assassinats
politiques", la "culture d'impunité", le "manque de
dialogue social et politique".
Le dossier va être épais.
Dernière victime en date de cette situation,
l'adjudant-chef Kassa, qui serait, selon la diaspora
centrafricaine, décédé dans les
cellules de la gendarmerie territoriale de Bangui "des
suites d'actes de tortures ayant entraînés des
dégradations physiques." Il aurait été
arrêté après le coup d'Etat
manqué du 28 mai dernier et comme beaucoup d'autres
victimes, il était de l'ethnie Yakoma, la même
que celle de l'ex-général André
Kolingba qui avait revendiqué le coup de force
contre le président
Patassé.Arrêté dans le cadre de la
Commission d'enquête judiciaire présidée
par le magistrat Bindoumi, l'adjudant Kassa n'aurait pas pu
bénéficier d'une liberté provisoire
pour raison médicale.
Ces mêmes sources affirment que l'on peut voir
à présent des corps de victimes qui auraient
été décapités puis jetés
dans un lac afin de rendre impossible leur identification.
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