- Les auteurs, coauteurs
ou complices du putsch manqué du 28 mai dernier
seront jugés par la Cour criminelle, a
déclaré Joseph Bindoumi, le
président de la Commission mixte d'enquête
judiciaire sur la tentative de coup d'Etat.
- "Pour avoir des garanties suffisantes de
transparence", il fallait que ces personnes soient
jugées par "une Cour criminelle, avec un jury
populaire, qui connaisse le dossier", a expliqué
M. Bindoumi. "Il ne s'agit pas de créer une
juridiction spéciale. Nous avons une juridiction
permanente qui s'appelle Cour criminelle", a-t-il
ajouté.
- A l'exception de l'ancien ministre de la
Défense Jean-Jacques Démafouth dont
le cas ne semble pas encore totalement tranché,
les quelque 70 personnes actuellement en détention
préventive sur décision de la commission
d'enquête seront jugées selon "la
procédure du crime flagrant" après la mise
en état du dossier par le tribunal de grande
instance de Bangui, a précisé M. Bindoumi.
- La Cour statuera également par contumace sur
les cas de 628 personnes en fuite, "parmi lesquelles
(l'ancien président) André Kolingba et
ses acolytes", ainsi que l'avait
précisé M. Bindoumi le 9 octobre dernier,
lors de la remise du rapport d'enquête
préliminaire de la commission au président
Patassé.
- Pour les autorités de Bangui, le
général Kolingba est l'instigateur du
putsch manqué.
- La Commission a pu retenir contre les personnes
présentes ou en fuite des indices concordants
susceptibles de motiver leur inculpation pour "atteinte
à la sûreté de l'Etat, assassinat et
complicité d'assassinat", avait alors
souligné M. Bindoumi. La Cour criminelle, dont les
décisions ne sont pas susceptibles d'appel, tient
deux sessions annuelles, l'une en avril mai et la seconde
en décembre.
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