- On connaissait la
cassette qui avait justifier l'arrestation de l'ancien
ministre de la Défense Jean-Jacques
Démafouth pour complot, voici maintenant un
"témoin miracle", qui a enfoncé Bozize.
- Le mandat d'amener du 2 novembre à l'encontre
du général Bozize a
été délivré après la
confession d'un "complice" affirmant avoir
été recruté par l'ex-chef
d'Etat-major des armées pour participer à
une tentative de coup d'Etat, selon des sources
officielles centrafricaines.
- La veille, quelques jours après le limogeage
du général Bozize, le 26 octobre, Hacine
Issaka, un Centrafricain d'origine tchadienne, s'est
présenté à Joseph Bindoumi,
le président de la Commission mixte
d'enquête judiciaire, chargée de faire la
lumière sur le putsch avorté du 28 mai.
L'homme aurait confié au magistrat "vouloir
éviter un nouveau bain de sang à la
Centrafrique". Il a assuré avoir été
recruté par le général Bozize avec
une dizaine d'hommes pour participer à un coup
d'Etat et avoir assisté à une ultime
réunion préparatoire, le 29 octobre
à Bangui.
- Pour étayer ses dires, Issaka a affirmé
avoir aidé à transporter des armes dans
deux domiciles situés dans la capitale, non loin
de la résidence du président
Ange-Félix Patassé et avoir
participé au remplissage en munitions des
chargeurs.
- Selon les dires de ce témoin relatée
par une source judiciaire centrafricaine, le coup
était prévu le matin du 30 octobre. Une
taupe, au sein de l'Unité de
sécurité présidentielle
(USP), "devait donner le top-départ",
mais, le jour venu, jugera les circonstances peu
propices.
- Après cette confession, le magistrat Joseph
Bindoumi a averti les autorités. Chez le
président Patassé, en présence du
ministre de la Défense et du chef de l'USP, le
témoin aurait réitéré sa
déposition.
- Une perquisition menée par le magistrat
Bindoumi dans les villas qui servaient de caches d'armes
selon l'indicateur auraient permis de confirmer ses
dires.
- Ainsi, le 2 novembre, un mandat d'amener est-il
délivré contre François Bozize.
- Dans le clan présidentiel, on est convaincu
des visées putschistes de François Bozize.
Le 6 novembre, la transcription écrite d'une
conversation téléphonique
enregistrée le jour même entre le
général Bozize et un certain
"Jean-François", appelé à Bruxelles,
est remise au président Patassé.
- "Dans l'ensemble, les choses évoluent bien.
Malheureusement, il y a la Libye qui vient tout
torpiller", dit Bozize, selon ce compte-rendu. Il ajoute:
"Dans ce genre de circonstances, on a besoin de tout le
monde, surtout de gens comme vous". Et d'insister:
"Activez! Activez!". Malheureusement, selon la justice,
la bande sonore de cette conversation a été
"effacée par accident". Pratiquement aucune source
indépendante n'a pu entendre cet enregistrement.
- Est-il besoin de préciser que le
général Bozize a catégoriquement
démenti la véracité de toutes ces
"preuves" à charge contre lui.
|