- On comprend
aisément que N'Djaména n'ait pas voulu
"livrer" Bozize aux autorités centrafricaines, ce
dernier étant originaire de la préfecture
de l'Ouham (nord-ouest), frontalière avec le
Tchad, il aurait pu trouver des sympathisants des deux
côtés de la frontière, ouvrant ainsi
un "front" au Sud du Tchad, ce que le président
Deby ne peut guère se permettre ayant
déjà à tenir tête à sa
rébellion du Tibesti, au Nord.
- De plus, la présence de militaires libyens
à Bangui depuis le coup d'Etat avorté du 28
mai, pourrait enfin bouleverser, sur le long terme, la
donne stratégique pour le Tchad.
- C'est en effet la première fois dans son
histoire que le Tchad se retrouve bordé, au nord
comme au sud, par un voisin libyen devenu "ami" seulement
depuis quelques années.
- Alors chef d'état-major d'Hissène
Habré, c'est Idriss Deby qui, en 1987, avait
chassé l'armée du colonel Kadhafi hors du
Borkou-Ennedi-Tibesti (BET, nord du Tchad), lors d'une
guerre restée gravée dans les
mémoires des deux côtés de la
frontière.
- Prudemment, le régime tchadien a donc
opté pour le "dialogue" depuis le début de
l'affaire Bozize, au nom de son appartenance commune avec
la Centrafrique et la Libye à la Communauté
des Etats sahélo-sahariens (COMESSA).
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