- Le gouvernement a mis
en place le 30/11/2001 un Comité chargé de
favoriser le retour des ressortissants du pays
réfugiés en République
démocratique du Congo et au Tchad depuis les
événements de mai et de novembre. Le
président Patassé devait lancer ce
même jour un appel
radiotélévisé aux
réfugiés pour qu'ils regagnent le pays, et
ce, à la veille du jour de la fête
nationale de la RCA qui sera
célébrée le 1er décembre.
- L'antenne centrafricaine du Haut commissariat au
réfugiés (HCR) estime entre 12.000 et
15.000 le nombre de Banguissois toujours
réfugiés en RD Congo voisine depuis le
putsch avorté du 28 mai dernier. Il s'agit
majoritairement de femmes et d'enfants de l'ethnie
minoritaire yakoma réduits à la
misère et qui connaissent des problèmes de
malnutrition significatifs.
- Près de 80.000 personnes avaient fui Bangui
lors du coup d'Etat avorté et les 10 jours de
combats qui avaient suivi.
- Quelques centaines d'habitants de la capitale ont
également fui vers le nord du pays et le Tchad,
à l'occasion des troubles armés entre les
forces régulières et les partisans de
l'ancien chef d'état-major François
Bozizé, courant novembre.
- La mise en place du Comité d'accueil et de
réintégration des réfugiés a
fait l'objet jeudi d'une concertation entre le Premier
ministre Martin Ziguélé, les
représentants des agences de l'ONU, plusieurs
partis politiques, ainsi que des représentants
d'ONG et d'ambassades.
-
- Par ailleurs, le transfert d'un millier d'anciens
soldats centrafricains de Zongo, une ville
frontalière dans le nord de la RD Congo, afin de
les séparer des réfugiés
centrafricains, est achevé, a annoncé le
20/11/2001, à Genève Ron Redmond,
porte-parole du HCR.
- Ces anciens militaires des Forces armées de la
République centrafricaine (FACA) ont
été transférés à 120
km de Zongo, à Bokilioe. Quelque 200 autres
ex-soldats centrafricains, disséminés dans
des villages le long du fleuve Oubangui, ne devraient pas
poser de problèmes de sécurité, car
ils ne sont pas mélangés aux civils qui ont
également fui leur pays, a estimé Ron
Redmond.
- Le HCR et la Mission des Nations Unies en
République démocratique du Congo (MONUC)
vont continuer à inciter ces autres soldats
à gagner Bokilio, faute de quoi ils ne recevront
pas d'aide.
- Les ex-soldats pourraient être rejoints dans ce
site par 1.300 membres de leurs familles. Ils devraient y
demeurer plusieurs mois et, après cette
"période d'observation", pourraient être
autorisés à demander le statut de
réfugié.
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