- "La poursuite de la
procédure contre François
Bozizé et autres est inopportune", a
annoncé de manière impromptue à la
radio nationale, le jour de Noël, le
président de la Commission mixte
d'enquête judiciaire, Joseph
Bindoumi, chargée de faire la
lumière sur le putsch manqué du 28 mai
dernier. "Le procureur de la République,
près le Tribunal de grande instance de Bangui,
mettra immédiatement en liberté les
personnes considérées comme auteurs,
co-auteurs et complices dans cette affaire", a
ajouté Joseph Bindoumi.
- L'ancien chef d'état-major,
réfugié actuellement au Tchad, était
accusé lui aussi d'avoir voulu renverser le
président Ange-Félix Patassé.
- Des accrochages survenus fin novembre dans le nord de
la Centrafrique entre des troupes centrafricaines et ses
partisans armés, qui se sont également
réfugiés au Tchad, ont probablement
avivé les craintes des autorités
centrafricaines de voir ces soldats perdus former un
début de rébellion.
- Les tensions entre le Tchad et la Centrafrique a
atteint son apogée le 21 décembre, quand
les deux pays se sont mutuellement accusés de
mouvements de troupes sur leur frontière commune.
- Cette décision surprise de Bangui doit sans
doute beaucoup à la pression de la Libye, qui
soutient militairement le régime du
président Patassé, avec quelque 200
militaires libyens toujours présents dans le pays.
Le ministre libyen de l'Unité africaine, Ali
Abdel Salam Triki, venait en effet de rencontrer les
présidents Patassé et gabonais Omar Bongo,
avant que Bangui ne se décide à faire un
geste en direction de Bozize, et surtout du Tchad.
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- Le général Bozizé : une
amnistie avant tout retour en Centrafrique
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- François Bozizé, dans un entretien
à Radio France Internationale (RFI), a lié
son retour en Centrafrique à une amnistie de la
part du président Ange-Félix
Patassé. "Que le président de la
République prenne une décision d'amnistie"
au lieu de "laisser la justice jouer un jeu flou et
confus", a-t-il réagi à l'annonce de
l'arrêt des poursuites judiciaires lancées
contre lui.
- Il s'est aussi interrogé sur la
"sincérité" du président
centrafricain Patassé. "S'il est sincère,
que les troupes étrangères quittent le sol
centrafricain, qu'on n'entende plus parler de la venue
d'une force de maintien de la paix en République
centrafricaine", a déclaré le
général exilé, en
référence aux conclusions du sommet de
Khartoum sur la crise centrafricaine, organisé le
3 décembre à l'initiative de la Libye.
- Le Tchad et la Libye ont par ailleurs salué la
décision des autorités centrafricaines
d'abandonner les poursuites judiciaires contre l'ancien
chef d'état-major.
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