N° 243
du 18/01/2002

Centrafrique


Des députés de l'opposition suspendus de l'Assemblée

Quatorze députés centrafricains appartenant à trois partis de l'opposition ont été suspendus de leurs fonctions par le président de l'Assemblée nationale, Luc Appolinaire Dondon Konamabaye, pour "absentéisme chronique". Cette information, révélée par le journal "L'Echo de Centrafrique", a été confirmée par M. Dondon Konamabaye qui a justifié sa décision par l'application du règlement intérieur de l'Assemblée.
"Quand les députés se sont absentés pendant deux sessions ordinaires, leurs indemnisations sont suspendues jusqu'à ce qu'ils reprennent leur siège", a-t-il déclaré.
Sur les 14 députés suspendus, huit appartiennent au Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) d'André Kolingba, considéré par les autorités comme l'instigateur du coup d'Etat manqué du 28 mai 2001.
Ces députés du RDC ont fui la capitale, pendant ou après la tentative de putsch, pour se réfugier à l'étranger.
Parmi les autres parlementaires sanctionnés, figurent aussi Charles Massi, président du Forum démocratique pour la modernité (Fodem), qui a quitté Bangui depuis plusieurs mois pour des raisons de santé, et Me Henri Pouzère, avocat centrafricain au barreau de Libreville et résidant au Gabon depuis plusieurs années.
Deux des quatre derniers "absentéistes" sont Charles Armel Doubane et Etienne Kezza Koyangbo Cimossi, de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP).
Si le premier n'a pas voulu regagner le pays au terme d'un stage en France, M. Koyangbo Cimossi a en revanche fui Bangui pour échapper à une arrestation menée par l'Unité de sécurité présidentielle.
Membre de l'ethnie yakoma, comme Kolingba, il s'était fait remarquer à l'Assemblée, quelques jours avant la tentative de putsch, par un discours au vitriol retraçant la gestion "désastreuse" du régime du président Patassé.


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