- Quatorze
députés centrafricains appartenant à
trois partis de l'opposition ont été
suspendus de leurs fonctions par le président de
l'Assemblée nationale, Luc Appolinaire Dondon
Konamabaye, pour "absentéisme chronique".
Cette information, révélée par le
journal "L'Echo de Centrafrique", a été
confirmée par M. Dondon Konamabaye qui a
justifié sa décision par l'application du
règlement intérieur de l'Assemblée.
- "Quand les députés se sont
absentés pendant deux sessions ordinaires, leurs
indemnisations sont suspendues jusqu'à ce qu'ils
reprennent leur siège", a-t-il
déclaré.
- Sur les 14 députés suspendus, huit
appartiennent au Rassemblement démocratique
centrafricain (RDC) d'André
Kolingba, considéré par les
autorités comme l'instigateur du coup d'Etat
manqué du 28 mai 2001.
- Ces députés du RDC ont fui la capitale,
pendant ou après la tentative de putsch, pour se
réfugier à l'étranger.
- Parmi les autres parlementaires sanctionnés,
figurent aussi Charles Massi, président
du Forum démocratique pour la
modernité (Fodem), qui a quitté
Bangui depuis plusieurs mois pour des raisons de
santé, et Me Henri Pouzère, avocat
centrafricain au barreau de Libreville et résidant
au Gabon depuis plusieurs années.
- Deux des quatre derniers "absentéistes" sont
Charles Armel Doubane et Etienne Kezza
Koyangbo Cimossi, de l'Alliance pour la
démocratie et le progrès (ADP).
- Si le premier n'a pas voulu regagner le pays au terme
d'un stage en France, M. Koyangbo Cimossi a en revanche
fui Bangui pour échapper à une arrestation
menée par l'Unité de sécurité
présidentielle.
- Membre de l'ethnie yakoma, comme Kolingba, il
s'était fait remarquer à
l'Assemblée, quelques jours avant la tentative de
putsch, par un discours au vitriol retraçant la
gestion "désastreuse" du régime du
président Patassé.
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