N° 243
du 18/01/2002

Centrafrique


L'opposition réclame un dialogue national

Onze partis d'opposition ont exhorté le 02/01/2002 le président Ange-Félix Patassé à mettre en place "les conditions d'une décrispation sociale véritable et d'un dialogue national", notamment par le biais d'une amnistie.
"Nous exhortons le président à user de ses prérogatives constitutionnelles pour mettre sans tarder sur pied les conditions d'une décrispation sociale véritable et d'un dialogue national sur la situation si dramatique dans notre pays", ont indiqué ces partis dans une déclaration commune.
Réaffirmant leur "attachement aux principes fondamentaux de la démocratie", les signataires se déclarent prêts à ¦uvrer "loyalement" pour le rétablissement de la paix "dans un esprit de solidarité", en tenant compte du putsch manqué du 28 mai dernier et de l'épreuve de force survenue en novembre entre les autorités et le chef d'état-major François Bozizé.
"La restauration de la paix et de la concorde intercommunautaire passe nécessairement par l'élimination des causes de tension socio-politiques, par le respect des principes de droit et des normes de la morale autant que par la tolérance et le pardon, autrement appelé l'amnistie", ont-ils ajouté. Et eux aussi de conclure : "C'est dans ce sens que nous avons préconisé la sortie de crise qui passe par le retour des réfugiés dans les conditions de sécurité garanties, l'amnistie générale, le retrait des troupes libyennes et le dialogue national". Pour ce qui est du retrait des troupes libyennes, il leur faudra sûrement attendre encore longtemps.


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