- Les
évêques centrafricains se sont
alarmés des risques d'implosion de la
République centrafricaine "prise en otage par les
hommes en armes" et vouée à une
misère croissante, à l'issue de leur
réunion plénière qui s'est tenue
samedi 12 janvier à Bangui.
- "Le constat est plus qu'alarmant: depuis les
dernières mutineries (1996-97) jusqu'aux derniers
coups de force (mai et novembre 2001), tout le pays est
comme pris en otage par les hommes en armes", ont
déclaré les évêques dans leur
déclaration publique.
- "Chaque jour qui passe nous rapproche lentement mais
sûrement d'une implosion certaine si rien n'est
fait, car l'accumulation de tant de haine, de souffrances
et de frustrations ne peut conduire qu'à la
violence aveugle", estiment-ils.
- Les hommes d'Eglise ont appelé la classe
politique, les fonctionnaires et les syndicalistes
à "laisser de coté leurs dissensions pour
travailler ensemble", et demandé le retour au pays
des exilés.
- Dans cette déclaration, la hiérarchie
catholique s'est aussi alarmée des
conséquences de la pauvreté en RCA,
estimant que le non-paiement des salaires a "fini par
gangrener toutes les catégories sociales".
- "Privés de la juste rétribution de leur
travail, ceux qui oeuvrent dans les services publics en
sont réduits aujourd'hui à monnayer leurs
prestations", relèvent-ils, citant pour exemple la
multiplication des barrages des forces de l'ordre
"où les populations sont systématiquement
rackettées".
- Et de noter pour conclure : "Aux quatre coins du
pays, la population s'enfonce inexorablement dans une
misère jamais égalée; la
colère gronde dans l'arrière-pays; le
café, le coton, le tabac ne sont plus
régulièrement achetés. On assiste
ainsi à l'appauvrissement de toute une Nation,
créant la colère des hommes qui n'ont plus
rien à perdre".
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