N° 243
du 18/01/2002

Centrafrique


Tchad-Centrafrique
Incidents meurtriers à la frontière
Bangui dément soutenir un rebelle tchadien, et met en avant
une opération menée contre des ... bandits de grands chemins

La langue de bois, on connaît à Bangui. Alors que la tension était montée d'un cran entre Bangui et N'Djamena, le Tchad ayant accusé l'armée centrafricaine d'avoir appuyé une incursion sur son territoire les 29 et 31 décembre, incursion menée par Abdoulaye Miskine, ancien lieutenant du chef rebelle tchadien assassiné Laokein Bardé, les autorités centrafricaines ont annoncé que ce ne sont que des coupeurs de route qui avaient attaqué la localité de Kété Sido, située à 17 km de la frontière tchadienne. Des vilains bandits de grands chemins qui avaient dépossédé les habitants de leurs biens et incendié leurs maisons, selon Bangui, alors que selon le Tchad, cette incursion s'est soldée par la mort de quatre Tchadiens et la capture de huit autres.
Las, pour le ministre d'Etat centrafricain à la Communication, Gabriel Jean-Edouard Koyambounou, ces attaques des 29 et 31 décembre "ont été entreprises par des coupeurs de route qui sont venus sur des chevaux, puissamment armés, contre les populations de Kété-Sido". Et c'est dans un élan de bravoure que des détachements militaires centrafricains ont alors "volé au secours des populations en repoussant violemment ces coupeurs de route", a ajouté le ministre, en précisant que quatre coupeurs de route avaient été tués et cinq autres faits prisonniers.
Il reste que le Tchad abritant sur son territoire l'ancien chef d'état-major de l'armée centrafricaine, le général François Bozizé, il est fort possible que Bangui ait décidé de renvoyer l'ascenseur à sa manière en faisant faire quelques pas de danse au rebelle tchadien, Abdoulaye Miskine, qui selon le Tchad, avait intégré l'armée centrafricaine depuis un certain temps.


Retour au sommaire CENTRAFRIQUE

Retour Home