- La langue de bois, on
connaît à Bangui. Alors que la tension
était montée d'un cran entre Bangui et
N'Djamena, le Tchad ayant accusé l'armée
centrafricaine d'avoir appuyé une incursion sur
son territoire les 29 et 31 décembre, incursion
menée par Abdoulaye Miskine, ancien
lieutenant du chef rebelle tchadien assassiné
Laokein Bardé, les autorités
centrafricaines ont annoncé que ce ne sont que des
coupeurs de route qui avaient attaqué la
localité de Kété Sido, située
à 17 km de la frontière tchadienne. Des
vilains bandits de grands chemins qui avaient
dépossédé les habitants de leurs
biens et incendié leurs maisons, selon Bangui,
alors que selon le Tchad, cette incursion s'est
soldée par la mort de quatre Tchadiens et la
capture de huit autres.
- Las, pour le ministre d'Etat centrafricain
à la Communication, Gabriel
Jean-Edouard Koyambounou, ces attaques des 29
et 31 décembre "ont été entreprises
par des coupeurs de route qui sont venus sur des chevaux,
puissamment armés, contre les populations de
Kété-Sido". Et c'est dans un élan de
bravoure que des détachements militaires
centrafricains ont alors "volé au secours des
populations en repoussant violemment ces coupeurs de
route", a ajouté le ministre, en précisant
que quatre coupeurs de route avaient été
tués et cinq autres faits prisonniers.
- Il reste que le Tchad abritant sur son territoire
l'ancien chef d'état-major de l'armée
centrafricaine, le général
François Bozizé, il est fort possible
que Bangui ait décidé de renvoyer
l'ascenseur à sa manière en faisant faire
quelques pas de danse au rebelle tchadien, Abdoulaye
Miskine, qui selon le Tchad, avait intégré
l'armée centrafricaine depuis un certain temps.
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